Politique Agir! Changer les choses!
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Agir! Changer les choses!

A l'occasion du 57ème anniversaire de l'indépendance de notre pays, toute la rédaction de POLITICO.CD adresse cet appel aux compatriotes congolais, du monde entier.

Agir! Changer les choses!
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 30 JUIN 2017 - 20:26 WAT · 4 min de lecture

Cinquante-sept ans après l’Indépendance acquise au bout d’interminables luttes, payées du sang de nos compatriotes, notre nation est plus que jamais menacée. Le grand Congo, pensé et rêvé par notre guide, Patrice Emery Lumumba: un Congo prospère, uni et fort, où ses citoyens vivront libres et égaux, n’est plus qu’un lointain souvenir. Le rêve, beau et souverain, est écrasé par le poids des années, de la fatigue d’interminables agressions.

L’histoire de notre nation n’a jamais été décidée par nous-mêmes. Le destin même du Congo n’a jamais semblé nous appartenir. Tant, dans cette histoire semée d’embûches, de gens, des institutions, des nations entières ont tenté de nous imposer une façon de vivre. Une façon de penser. Ils ont aussi tenté de morceler notre pays, de profiter de nos richesses, d’assouvir notre nation et son peuple.

Et pourtant, nous n’avons rien fait. Nous n’avons jamais provoqué ces assauts répétés contre notre liberté. Contre notre existence en tant que peuple souverain. Le plus douloureux, c’est quand ceux des nôtres, nos propres frères, sont tant impliqués dans la confiscation du rêve et du droit souverain de chacun de nous à la liberté. Celle de choisir, de vivre, de se choisir son dirigeant: la liberté de conquérir le bonheur.

La véritable  force d’un peuple est mesurée par la façon dont il se lève et fait face à ces moments difficiles, dit-on. La façon dont il s’oppose à l’oppression. Quel que soit son origine: interne ou externe.

Des innocents sont morts dans ce pays. Pas plus tard que hier, pas plus tard qu’aujourd’hui, en ce moment même… les routes du paradis  sont trop remplies d’anges congolais. Ces étudiants, ces jeunes, ces mamans, ces pères… certains réclamaient juste la liberté. La justice. L’égalité. Ils réclamaient les élections. L’alternance démocratique, la fin de la corruption…. Ils ont été réprimés, dans le sang. D’autres, n’ont rien cherché. Ils n’ont provoqué personne. Et pourtant, ils ont été fauchés, par des seigneurs de violences exterminatrices . Oui, les routes du ciel sont inondées d’âmes d’innocents congolais, elles sont pavées du sang d’innocents congolais.

Mais, en ce jour sacré, de l’immortel serment de liberté, tous les Congolais du monde entier, jeunes et vieux; mères et filles, pères et fils, citoyens fiers de cette nation en construction, devrions mettre de côté nos contradictions et nos convictions personnelles, et se lever contre cette fatalité. Jamais, une nation au monde n’a pas connu ce que nous vivons. Telle une épée, plongée dans une fournaise, battue entre le marteau et l’enclume, plongée ensuite dans un froid glacial, pour finir par détenir le pouvoir de vie ou de mort; notre nation doit à présent se relever de ses souffrances, panser ses plaies et avancer.

Donnons-nous la main. Levons nous. Il est temps d’agir. A la jeunesse sacrifiée et qui refuse de l’être, à la génération avant-gardiste, le monde nous regarde. Le monde compte sur nous. L’Afrique compte sur nous. Le Congo a saigné et continue de saigner depuis fort longtemps. Nous sommes un Peuple vaillant, courageux. Nous devons, dans la douleur, aller trouver assez de force pour pardonner. Sans jamais oublier certes. Nous devons composer. Après, certes avoir rendu justice aux martyrs innocents, de notre République à réinventer, à présent. Nous devons s’assembler, se rassembler, derrière une lutte commune, dont seule la nation sera privilégiée. Derrière des idées, loin des hommes, loin des noms.

Nous nous devons, à présent, d’affronter et bannir ceux qui, d’entre-nous, sont dominés par la convoitise, l’amour du matériel et la cupidité. Faire face, s’il le faut, à ceux-là, d’entre-nous, qui privent la République de tout avancement. Ils doivent savoir qu’il n’existe aucun recoin, ni ici au Congo, ni ailleurs,  qui fasse assez sombre, d’où nous ne saurons les extirper et les mettre à la lumière de la vérité, celle de la liberté. Lévons-nous! Pour une révolution permanente. Pour la protection des libertés individuelles, de la démocratie. Changeons ce Congo, changeons les choses.

Ecrit par Litsani Choukran,
Directeur de Publication et Fondateur de POLITICO.CD

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B
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