Politique Agression rwandaise: la LUCHA dénonce l’enlèvement d’un de ses militants et de centaines de jeunes par le M23
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Agression rwandaise: la LUCHA dénonce l’enlèvement d’un de ses militants et de centaines de jeunes par le M23

Agression rwandaise: la LUCHA dénonce l’enlèvement d’un de ses militants et de centaines de jeunes par le M23
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 13 MAI 2025 - 13:59 WAT · 2 min de lecture

Dans un climat d’insécurité grandissante à Goma, le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) tire la sonnette d’alarme après l’enlèvement de son militant Aloys Bigirumwami, ce mardi 13 mai 2025. Ce dernier aurait été capturé, avec son jeune frère, par les rebelles du M23 appuyés, selon la LUCHA, par des éléments de l’armée rwandaise.

Selon l’organisation, Aloys Bigirumwami, déplacé depuis 2022 vers Rutshuru pour fuir les exactions du M23, faisait depuis plusieurs mois l’objet de menaces anonymes. « Notre camarade recevait déjà des messages d’intimidation et de menaces de la part du M23 », a indiqué la LUCHA dans un communiqué.

L’enlèvement d’Aloys s’inscrit dans une série d’enlèvements massifs perpétrés à Goma et Sake ces quatre derniers jours. La LUCHA fait état de plus d’une centaine de jeunes enlevés dans des opérations qualifiées de «chasses à l’homme», soupçonnées de viser le recrutement forcé et l’élimination d’opposants.

« Nous exprimons nos plus vives inquiétudes pour la sécurité de notre camarade et de tous les jeunes kidnappés. Ce type d’opérations a déjà conduit par le passé à des enrôlements forcés dans les rangs des rebelles ou à des assassinats ciblés de militants de la paix », déplore la LUCHA, dénonçant la terreur exercée contre la population civile non armée.

L’organisation met également en lumière l’impunité ambiante : « Chaque jour, des corps sans vie sont découverts ou des personnes sont exécutées, sans qu’aucune enquête sérieuse ne soit ouverte pour identifier ou poursuivre les auteurs ».

Pour la LUCHA, cette impunité alimente ce qu’elle qualifie de «véritable industrie de la mort», utilisée pour instaurer la peur, museler la société civile et cibler particulièrement les jeunes engagés.

Face à cette situation alarmante, le mouvement citoyen condamne fermement ces actes qu’il qualifie de barbares, et avertit : « Le M23 et ses complices seront tenus responsables de tout acte commis contre notre camarade ».

Enfin, la LUCHA lance un appel urgent à la communauté internationale afin qu’elle intervienne pour obtenir la libération des jeunes enlevés et mette fin aux atrocités commises contre la population civile à Goma et ses environs.

Azarias Mokonzi

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