Sécurité & Défense Beni : après une attaque attribuée aux ADF à Cantine, la société civile réclame le renforcement des positions militaires

Beni : après une attaque attribuée aux ADF à Cantine, la société civile réclame le renforcement des positions militaires

Beni : après une attaque attribuée aux ADF à Cantine, la société civile réclame le renforcement des positions militaires
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 7 NOVEMBRE 2026 - 15:12 WAT · 3 min de lecture

Au lendemain d’une attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), qui aurait coûté la vie à plus de 40 civils à Cantine, dans le territoire de Beni (Nord-Kivu), la société civile locale appelle au renforcement urgent des effectifs et des positions des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) afin de prévenir de nouvelles violences contre les populations.

Face à cette nouvelle attaque meurtrière, les forces vives locales dénoncent les insuffisances du dispositif sécuritaire et demandent aux autorités militaires de prendre des mesures pour renforcer la protection des civils.

Dans une déclaration accordée ce samedi 7 novembre 2026 à BETO.CD, Cheche Aliamini, acteur de la société civile et président de la jeunesse locale, estime que l’insuffisance des effectifs militaires contribue à la vulnérabilité de cette zone régulièrement confrontée aux incursions des groupes armés.

« Au-delà de renforcer le renseignement, nous avons besoin que les positions militaires soient multipliées dans notre entité », a-t-il déclaré, plaidant également pour une meilleure coordination et une collaboration étroite entre les forces de sécurité et la population civile.

Selon cet acteur de la société civile, le drame aurait pu être évité si les alertes lancées par les habitants avaient été prises en considération à temps.

« Si nos alertes étaient prises au sérieux en amont, cette attaque était très évitable. Les responsables de sécurité devraient en réalité en répondre », a déploré Cheche Aliamini.

Il appelle ainsi les autorités militaires à améliorer les mécanismes d’alerte précoce et à renforcer leur présence dans les zones exposées aux attaques des groupes armés.

Par ailleurs, Cheche Aliamini établit un lien entre l’activisme des groupes armés et l’exploitation des ressources naturelles dans la région. Selon lui, la présence de gisements miniers attise les convoitises des assaillants et constitue un facteur supplémentaire d’insécurité.

Estimant que les sites miniers sont devenus des zones particulièrement exposées aux menaces sécuritaires, il exhorte les FARDC à y renforcer les dispositifs de protection afin de prévenir de nouvelles exactions contre les populations civiles.

Ces revendications interviennent alors que les habitants de Cantine et des localités environnantes restent confrontés à la menace des groupes armés, notamment des ADF, actifs dans plusieurs secteurs du territoire de Beni.

Azarias Mokonzi

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