Politique Carnage à Goma: le gouvernement reconnaît les « défaillances » de l’armée mais déplore une tentative de récupération
Politique

Carnage à Goma: le gouvernement reconnaît les « défaillances » de l’armée mais déplore une tentative de récupération

Carnage à Goma: le gouvernement reconnaît les « défaillances » de l’armée mais déplore une tentative de récupération
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 7 SEPTEMBRE 2023 - 11:40 WAT · 3 min de lecture

Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya et le vice-premier ministre de l’Intérieur, Péter Kazadi ont co-animé un briefing presse sur les conclusions de la commission interministérielle au sujet des événements survenus le 30 août dernier à Goma au Nord-Kivu.

Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya a fait savoir qu’une des premières réactions de la délégation était d’identifier les victimes auprès de leurs familles et voir comment le gouvernement devrait intervenir pour exprimer sa compassion face à cette tragédie.

A l’issue des consultations avec tous les responsables sécuritaires et la société civile, le caucus intercommunautaire, les mouvements citoyens et toutes les couches sociales, le gouvernement a pris certaines mesures notamment la mise en accusation du commandant de l’unité de la Garde Républicaine et un commandant de régiment qui ont été déférés devant le tribunal militaire de Goma.

Aussi, le rappel du gouverneur militaire à Kinshasa pour consultation; la suspension de deux policiers chargés de la sécurité de la ville de Goma; la libération de quelques militants de mouvements citoyens et la prise en charge des obsèques de toutes les victimes font partie de ces mesures.

Peter Kazadi a souligné que dans leur mission, ils ont reçu mandat, non seulement d’écouter mais aussi de s’imprégner de tous les éléments liés aux événements qui s’étaient produits, de prendre des mesures et faire rapport au gouvernement pour d’autres mesures qui vont encore suivre.

« Dans cette affaire, les coupables seront sanctionnés », ont déclaré les deux membres du gouvernement.

Pour Patrick Muyaya, le gouvernement n’a rien à cacher dans cet incident qui est arrivé puisqu’il a condamné ce qui s’est passé.

« Nous avons été dépêchés pour comprendre et faire rapport. Dans notre compréhension des choses, il y a des défaillances du côté de l’Armée. Et puisqu’il y a eu des morts par balles, mais ayant également une tentative de récupération pour charger le gouvernement notamment sur le chiffre. Ceux qui sont morts sont des compatriotes. Le gouvernement n’a aucun intérêt à cacher quoique ce soit. Les responsabilités seront établies avec le procès en cours et les responsables de ce que nous déplorons seront châtiés… On laisse la justice faire son travail afin de tirer au clair les responsabilités de tout un chacun », a-t-il rassuré.

Selon le récit du gouvernement, c’est lorsqu’un policier a été capturé par les membres de la secte, que l’armée est intervenue pour tirer le policier qui revenait de sa garde des mains de la secte. Les forces de sécurité ont tiré pour disperser les adeptes du groupe mystico-religieux dénommé « la Foi Naturelle Judaïque Messianique vers les Nations (FNJMN)/Agano La Uwezo Wa Neno « Wazalendo ». Le policier a trouvé la mort par lynchage. C’est de là que tout est parti.

« Cette marche avait pour objectif d’instaurer un royaume en RDC qui allait s’étendre sur toute l’Afrique et d’ériger un monument de Lumumba devant le bureau de la MONUSCO », a relaté le chef de la Territoriale.

Félix Tshisekedi avait dépêché une délégation gouvernementale à Goma composée Peter Kazadi, Jean-Pierre Bemba, des ministres de Droits humains et de la Justice ainsi que l’auditeur général des FARDC pour s’imprégner de la situation.

Christian Okende

Commentaires
B
Cet article respecte les principes de transparence éditoriale de BETO. En savoir plus ›
Et aussi…