Sports Mbemba et ses guerriers ont muselé Ronaldo

Mbemba et ses guerriers ont muselé Ronaldo

Aucun tir, aucun dribble en première période : la RDC a éteint Cristiano Ronaldo. Et, malgré 70 % de possession portugaise, ce sont les Léopards qui ont le plus tiré. Décryptage du 1-1.

Mbemba et ses guerriers ont muselé Ronaldo
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 17 JUIN 2026 - 21:12 WAT · 3 min de lecture

Il était l’homme que toute la RD Congo redoutait. Cristiano Ronaldo a traversé la première période sans laisser la moindre trace. Selon les statistiques individuelles relevées à la pause, le capitaine portugais n’avait alors tenté aucun tir, aucun dribble, disputé aucun duel et provoqué aucune faute, se contentant de quinze passes vers l’arrière sur seize tentées. Inoffensif. Chancel Mbemba et sa défense avaient éteint la star avant même le retour aux vestiaires.

Ce verrouillage a tenu jusqu’au bout, et il raconte le match. Le Portugal a eu le ballon — 78 % de possession, selon les statistiques de la rencontre —, mais le ballon ne lui a presque rien rapporté. La Seleção a multiplié les passes latérales sans jamais trouver la faille décisive, butant sur un bloc congolais discipliné.

Le plus frappant tient dans la feuille de statistiques : ce sont les Léopards, et non le Portugal, qui ont le plus tiré. Huit frappes côté congolais contre sept pour les Portugais, et un net avantage au nombre de tirs cadrés (trois contre deux). Loin de subir, la RD Congo a été l’équipe la plus dangereuse au compteur des occasions, transformant chaque récupération en menace.

Le scénario, pourtant, avait mal commencé. Dès la 6e minute, João Neves ouvrait le score sur un service de Pedro Neto. Mais les Léopards n’ont pas plié. À la 32e, Mbemba écopait d’un carton jaune dans la bataille ; puis, dans le temps additionnel de la première période (45e+5), Yoane Wissa surgissait pour égaliser d’une tête sur un centre d’Arthur Masuaku. À la pause, tout était à refaire pour le Portugal.

La seconde période a confirmé le rapport de force. Le sélectionneur portugais a vidé son banc offensif — Francisco Conceição dès la 46e, puis Rafael Leão et Nelson Semedo à la 72e — pour forcer la décision. En face, Sébastien Desabre a d’abord temporisé avant de rafraîchir son équipe : Noah Sadiki pour Ngal’ayel Mukau (57e), Charles Pickel et Joris Kayembe (74e), puis Simon Banza pour Cédric Bakambu (85e). La RDC a tenu, sans céder à la panique, et la possession portugaise est restée stérile.

Au coup de sifflet final, le tableau d’affichage indiquait 1-1, mais la lecture du match penchait du côté congolais. Buteur de l’égalisation, Yoane Wissa résumait l’état d’esprit au micro : « On a été vaillants face à une équipe meilleure que la nôtre. » Et de fixer le cap : « Le plus important, c’est de continuer maintenant. »

Pour leur retour en Coupe du monde après cinquante-deux ans, les Léopards n’ont pas seulement résisté : ils ont rivalisé, et muselé l’un des plus grands joueurs de l’histoire. Prochain rendez-vous le 24 juin, à Guadalajara, face à la Colombie.

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B
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