Politique Examen d’État 2025 : Raïssa Malu appelle les finalistes à affronter les épreuves avec calme, confiance et honnêteté
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Examen d’État 2025 : Raïssa Malu appelle les finalistes à affronter les épreuves avec calme, confiance et honnêteté

Raissa Malu dans l’une des salles de classe qui sert de centre pour l’Examen d’Etat 2025 à Masina. PHOTO DROITS BETO.CD
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 28 JUILLET 2025 - 10:19 WAT · 5 min de lecture

La ministre de l’Éducation et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a donné ce lundi 28 juillet le coup d’envoi officiel de la 58e session ordinaire de l’Examen d’État, mieux connu sous le nom d’Exetat au collège Don Bosco de Masina dans la partie Est de Kinshasa. C’était en présence d’élèves, de, de responsables éducatifs et d’officiels.

S’adressant aux 1 079 341 candidats du cycle long (dont 43 % de filles) et aux 6 022 candidats du cycle court (dont près de 17 % de filles), répartis dans 3 165 centres à travers tout le pays et dans plusieurs centres hors frontières, la Ministre d’État les a invité à aborder cette étape décisive avec la sérénité et l’éthique qu’exige le processus.

« Je vous invite à aborder ces épreuves avec calme, confiance et honnêteté. L’effort que vous fournissez aujourd’hui est un investissement dans votre avenir et dans celui du pays. Soyez-en fiers », a-t-elle lancé, debout devant les élèves en uniforme, visiblement attentifs.

Intégrité, responsabilité et un moment de vérité

Raïssa Malu a rappelé que l’Examen d’État n’est pas une simple évaluation scolaire, mais un acte citoyen, un moment de vérité personnelle et collective pour appliquer des les valeurs de la Nouvelle Citoyenneté dont intégrité, responsabilité, persévérance.

Des valeurs dont la Ministre espère qu’elles guideront les jeunes Congolais tout au long de leur vie, bien au-delà de la salle d’examen.

« L’Examen d’État n’est pas seulement une évaluation. Il est aussi un acte civique, une épreuve de vérité, une opportunité de mettre en pratique les valeurs de la Nouvelle Citoyenneté : intégrité, responsabilité, persévérance, respect des règles et engagement pour le bien commun. », a martelé la ministre de l’éducation.

Tout en saluant l’engagement des acteurs éducatifs enseignants, inspecteurs, administrateurs scolaires Raïssa Malu a exprimé sa gratitude envers les autorités nationales qui ont rendu possible la tenue de cette session dans un pays encore confronté à de nombreux défis.

Elle a particulièrement rendu hommage au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, soulignant que « sa vision d’une école républicaine, inclusive et de qualité reste notre boussole. » Une vision traduite cette année encore par la prise en charge des frais de participation pour les élèves issus des provinces affectées par les conflits armés.

À l’endroit de la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, la Ministre d’État a exprimé « toute sa gratitude pour son appui déterminant à la politique éducative du Gouvernement. »

Élèves dans les zones des guerres

Raïssa Malu a évoqué ceux qui, malgré leur volonté, n’ont pu rejoindre les bancs de l’examen.

«Élèves déplacés, enrôlés de force dans des groupes armés ou victimes des conséquences dramatiques des conflits… qu’ils sachent que nous ne les oublions pas et que l’État travaille sans relâche pour restaurer leurs droits. », a-t-elle souligné.

Dans cette atmosphère de recueillement et de mobilisation nationale, la Ministre a réaffirmé la portée symbolique de cette session.

« Ce moment solennel marque bien plus qu’une étape scolaire : il symbolise l’aboutissement d’un long parcours de formation, le franchissement d’un seuil vers l’âge adulte, et, pour beaucoup d’entre vous, l’ouverture vers les études supérieures ou le monde du travail. »

Vous incarnez l’espoir d’un Congo nouveau

« Vous incarnez l’espoir d’un Congo nouveau, debout, compétent et solidaire. L’effort que vous fournissez aujourd’hui est un investissement dans votre avenir, et dans celui du pays », a conclu la ministre avant de déclarer officiellement lancée, sur toute l’étendue du territoire national, la 58e session ordinaire de l’Examen d’État.

Au premier jour de l’EXETAT, les candidats planchent sur l’épreuve de culture générale. Suivront les cours d’option, les sciences et enfin les langues, répartis sur quatre jours consécutifs.

Plus de 3000 centres

La ministre de l'Éducation, Raïssa Malu, prononce un discours lors du lancement de la 58e session ordinaire de l'Examen d'État au collège Don Bosco de Masina, avec un panneau du Serment du Citoyen en arrière-plan.

3 165 centres, dont 13 à l’étranger, notamment en Angola, en Ouganda, au Rwanda, au Burundi et en Tanzanie accueillent les finalistes ce lundi.

Malgré les défis sécuritaires dans certaines régions du pays, notamment dans le Nord-Est et le Mai-Ndombe, la détermination des autorités éducatives et la mobilisation de tous les acteurs garantissent la tenue de cet examen dans des conditions satisfaisantes.

Exetat et transformation numérique

La ministre de l'Éducation, Raïssa Malu, s'adresse aux élèves lors de l'ouverture officielle de l'Examen d'État au collège Don Bosco de Masina, Kinshasa. Des candidats en uniforme écoutent attentivement, tandis que des responsables éducatifs et officiels assistent à l'événement.

L’édition 2025 de l’EXETAT se distingue par une transformation numérique qui révolutionne tout le processus, de l’inscription à la correction des copies. Pour la première fois, les inscriptions sont entièrement dématérialisées via une plateforme sécurisée, assurant ainsi une meilleure fiabilité des données et une réduction considérable des documents papier.

Par ailleurs, deux centres modernes de scannage, implantés à Mbuji-Mayi et Lubumbashi, ont été ouverts afin de décentraliser le traitement des copies, accélérant ainsi la publication des résultats.

Dans la même logique d’innovation, la lutte contre la fraude aux diplômes s’intensifie avec la mise en place d’une plateforme utilisant la technologie blockchain, rendant chaque diplôme infalsifiable et facilement vérifiable à l’échelle internationale. L’intelligence artificielle intervient également dans la correction avec l’outil S-Note Manager, alliant rapidité et rigueur dans l’évaluation des candidats.

C. Timothée ÉZÉCHIEL

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