FECOFA : Belinda Lutandila promet une gestion «rigoureuse, inclusion et réforme profonde» après sa rencontre avec Budimbu
La nouvelle présidente du Conor de la Fecofa en audience chez Didier Budimbu. PHOTO DROITS Ministère des Sports.
AFP
À peine désignée par la FIFA à la tête du Comité de Normalisation (CONOR) de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA), Belinda Lutandila a été reçue, ce vendredi 4 juillet, par le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu. Cette première rencontre officielle marque le début d’une mission décisive pour l’avenir du football congolais.
Accompagnée de deux membres de son équipe ainsi que du secrétaire général de la FECOFA, Innocent Kimbundulu, la présidente du CONOR a exprimé sa volonté d’instaurer une nouvelle dynamique fondée sur la rigueur, la transparence et l’inclusivité.
« C’est aujourd’hui que nous avons pris nos fonctions. Le ministre nous a reçus immédiatement pour nous permettre d’entamer rapidement ce travail, qui doit se faire dans les normes et avec célérité », a déclaré Belinda Lutandila à l’issue de l’audience.
Le mandat du CONOR est clair : assainir l’administration de la FECOFA, restaurer la confiance entre les acteurs du football national et organiser des élections crédibles pour désigner un nouveau comité exécutif. Le tout, dans un délai de six mois, et en conformité avec les standards de la FIFA.
Mais au-delà de cette mission institutionnelle, la nomination de Belinda Lutandila revêt une portée hautement symbolique. Dans un environnement encore très masculin, sa présence à la tête de la gestion provisoire du football congolais incarne une avancée vers une gouvernance plus inclusive.
« Ce n’est pas de la prétention, mais une volonté de bien faire. C’est un honneur pour la RDC de voir des femmes intégrer ce comité souvent perçu comme exclusivement masculin. Le sport ne nous est pas étranger, et nous sommes prêtes à relever le défi », a-t-elle affirmé avec assurance.
La FECOFA traverse depuis plusieurs années une zone de turbulences : crises internes, accusations de mauvaise gouvernance, et perte de crédibilité tant au plan national qu’international. La mise en place du CONOR intervient donc dans un climat tendu, mais aussi porteur d’espoir pour une réforme en profondeur.
Belinda Lutandila et son équipe auront la lourde responsabilité de rétablir des mécanismes de gestion transparents, moderniser l’administration fédérale, et garantir un processus électoral pacifique et légitime.
C. Timothée Ézéchiel
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