Financement des PME : à Dakar, Laurent Munzemba porte la voix d’une Afrique de la garantie «plus intégrée»
La République démocratique du Congo a marqué sa présence à la Conférence internationale de l’APIGA, organisée en partenariat avec le FONGIP, à travers une intervention remarquée du Directeur Général du Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo, Laurent Munzemba, les 11 et 12 mai 2026. Selon le média sénégalais Senweb.com, cette rencontre tenue dans le
Financement des PME : à Dakar, Laurent Munzemba porte la voix d’une Afrique de la garantie «plus intégrée»
AFP
La République démocratique du Congo a marqué sa présence à la Conférence internationale de l’APIGA, organisée en partenariat avec le FONGIP, à travers une intervention remarquée du Directeur Général du Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo, Laurent Munzemba, les 11 et 12 mai 2026.
Selon le média sénégalais Senweb.com, cette rencontre tenue dans le cadre de la Conférence internationale de l’APIGA a réuni institutions de garantie, partenaires techniques et financiers ainsi que représentants du secteur bancaire autour des défis liés au financement des petites et moyennes entreprises (PME) en Afrique.
Dans un contexte où l’accès au crédit demeure un obstacle majeur à la croissance des PME africaines, les échanges ont porté sur la nécessité de renforcer les mécanismes de garantie et de mutualiser les expériences entre États et institutions financières du continent.
Le FOGEC plaide pour une transformation des mécanismes de garantie
Prenant la parole au nom de la RDC, Laurent Munzemba a mis en avant le rôle central des PME dans l’économie africaine, tout en soulignant les limites structurelles des systèmes actuels de financement.
« Les PME représentent plus de 90 % du tissu économique africain, mais elles rencontrent encore d’énormes difficultés d’accès au financement », a-t-il déclaré devant les participants, selon Senweb.com.
Dans son intervention, le Directeur Général du FOGEC a insisté sur la nécessité de transformer les fonds de garantie en véritables leviers de souveraineté économique et d’intégration régionale.
« L’Afrique ne manque ni d’entrepreneurs ni d’ambition. Elle manque d’écosystèmes capables de transformer le risque en confiance », a-t-il ajouté.
Vers une synergie africaine des mécanismes de financement
Laurent Munzemba a également plaidé pour une meilleure coordination entre les fonds de garantie africains et les institutions multilatérales, estimant que cette collaboration permettrait d’élargir l’accès au financement des PME encore exclues du système bancaire classique.
« Avec cette synergie, les fonds multilatéraux, qui disposent de plus de capacités et d’expérience, peuvent nous permettre de toucher des PME que nous ne pouvons pas atteindre seuls », a-t-il expliqué.
Dans cette logique, le FOGEC défend une approche intégrée combinant réduction des risques bancaires, accompagnement entrepreneurial, digitalisation et amélioration du climat des affaires.
Toujours selon Senweb.com, le responsable congolais a plaidé pour la mutualisation régionale des mécanismes de garantie afin de réduire le coût du capital et favoriser l’émergence de champions économiques africains.
« Nous devons construire des écosystèmes qui rendent la réussite plus accessible, plus fluide et plus durable », a-t-il soutenu.
Institution en pleine expansion, le FOGEC accompagne déjà plusieurs catégories d’acteurs en RDC, notamment les jeunes entrepreneurs, les femmes, les acteurs agricoles et les sous-traitants du secteur minier. L’institution travaille également à la structuration d’un portefeuille estimé à près de 200 millions de dollars destiné au financement des PME.
À Dakar, la participation du FOGEC aura confirmé la volonté de la RDC de jouer un rôle plus actif dans la construction des nouveaux instruments africains de financement du secteur privé.
Rédaction
En savoir plus sur BETO
Subscribe to get the latest posts sent to your email.