Politique Haute Cour militaire : ce qui se joue jeudi à la reprise du procès Tshiwewe-Numbi

Haute Cour militaire : ce qui se joue jeudi à la reprise du procès Tshiwewe-Numbi

La Haute Cour militaire reprend jeudi 25 juin le procès de l'ancien chef d'état-major Christian Tshiwewe et du général John Numbi, jugé par défaut. Ce que dit le dossier — présomption d'innocence comprise.

Haute Cour militaire : ce qui se joue jeudi à la reprise du procès Tshiwewe-Numbi
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 23 JUIN 2026 - 15:36 WAT · 2 min de lecture

KINSHASA — La Haute Cour militaire doit reprendre, jeudi 25 juin, l’examen de l’affaire qui met en cause l’ancien chef d’état-major général des FARDC, le général Christian Tshiwewe Songesa, et plusieurs coaccusés, dont le général John Numbi, en fuite depuis 2021 et jugé par défaut.

L’audience d’ouverture, le 4 juin, avait été brève : après échanges entre les parties et l’Auditeur général, la Cour avait renvoyé le dossier au 25 juin pour permettre à la défense de consulter les pièces de procédure. La reprise de jeudi est donc le premier rendez-vous de fond.

Ce dont la justice militaire accuse les prévenus

Selon l’accusation, le général Tshiwewe est poursuivi pour avoir participé à un projet visant à renverser le régime par la force. L’Auditeur général met en avant la saisie, en juillet 2025, d’un arsenal au domicile de l’ancien chef d’état-major, dans la commune de la Gombe à Kinshasa. Ces éléments, présentés par le parquet militaire, devront être débattus contradictoirement à l’audience : à ce stade, ce sont des accusations, pas des faits établis par un jugement.

Le dossier, ouvert début juin, concerne plusieurs officiers généraux. Le général Numbi, absent, sera jugé par défaut — une procédure qui ne préjuge pas de l’issue et laisse ouverte la voie d’une opposition s’il se présentait.

Pourquoi ce procès compte

L’affaire intervient dans une séquence politique tendue, marquée par le débat sur la révision constitutionnelle et par une série de procédures visant des figures sécuritaires et politiques. Le procès d’un ancien chef d’état-major devant la justice militaire, pour des faits aussi graves qu’un projet présumé de renversement, est par nature un dossier où la rigueur de la procédure — droits de la défense, publicité des débats, présomption d’innocence — sera scrutée de près, en RDC comme à l’étranger.

BETO suivra l’audience de jeudi en s’en tenant aux actes posés à la barre, sans transformer une accusation en verdict ni un renvoi en culpabilité.

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