Genocost : la société civile congolaise commémore le 2 août à l’écart du pouvoir, pour la quatrième année
La Dynamique des mouvements citoyens (LUCHA, Les Congolais Debout, Mouvement du 30 Juin) annonce une commémoration indépendante du Genocost le 2 août, refusant d'associer l'hommage à un pouvoir accusé de détourner les fonds des victimes.
Genocost : la société civile congolaise commémore le 2 août à l’écart du pouvoir, pour la quatrième année
AFP
Dans un communiqué publié le 2 juillet à Kinshasa, la Dynamique des mouvements citoyens congolais annonce une commémoration du Genocost le 2 août, dans plusieurs villes du pays, et en dehors du cadre officiel. Le collectif regroupe une trentaine d’organisations, dont la LUCHA, Les Congolais Debout et le Mouvement du 30 Juin.
Pour la quatrième année consécutive, ces mouvements citoyens choisissent de tenir leurs distances avec les autorités, alors même que l’État a fini par instituer cette journée au niveau national, sous la pression de la mobilisation populaire. Le « Genocost » désigne le génocide des Congolais commis pour des gains économiques, en particulier dans les guerres de l’Est.
Les signataires justifient leur choix par un refus d’associer cet hommage à un pouvoir qu’ils accusent de détourner les fonds destinés aux victimes, et dont certains membres tireraient profit, selon eux, de l’exploitation illégale des ressources minières. C’est la même logique qui les avait conduits, les années précédentes, à dénoncer un « accaparement » de l’initiative par le gouvernement.
Les lieux, les horaires et les modalités des rassemblements doivent être précisés dans le courant du mois de juillet. La commémoration, née dans la société civile bien avant sa reconnaissance officielle, cristallise ainsi une bataille de la mémoire : celle du sens à donner à l’hommage, et de la main qui doit le porter.
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