Politique Goma : la spirale de violence s’intensifie sous l’AFC-M23
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Goma : la spirale de violence s’intensifie sous l’AFC-M23

Goma : la spirale de violence s’intensifie sous l’AFC-M23
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 18 MARS 2026 - 11:41 WAT · 2 min de lecture

Dans le territoire de Nyiragongo, notamment autour du Parc national des Virunga, des affrontements violents opposent les rebelles aux jeunes volontaires dits Wazalendo, accentuant la pression sécuritaire sur la ville.

La situation s’est brusquement aggravée après une frappe de drone ayant visé le quartier Himbi, causant la mort de plusieurs cadres du mouvement rebelle.

En réaction, l’AFC-M23 a lancé ce que plusieurs témoins décrivent comme une véritable « chasse à l’homme », ciblant des jeunes soupçonnés de sympathies avec les groupes d’autodéfense.

Le bilan humain s’alourdit de jour en jour. Samedi dernier, une découverte macabre a plongé la commune de Karisimbi dans la stupeur : plusieurs corps sans vie de jeunes ont été retrouvés dans une maison abandonnée, à la suite d’opérations de bouclage menées par les rebelles. Des faits qui suscitent une vive indignation au sein de la société civile et des familles endeuillées.

« Il s’agit d’une traque inacceptable. Des jeunes, soupçonnés d’être proches des Wazalendo, sont arrêtés puis exécutés sommairement. Une enquête indépendante s’impose pour situer les responsabilités », a dénoncé un défenseur des droits humains sous anonymat.

Sur le terrain, des signes de désorganisation apparaissent au sein des forces rebelles. En difficulté logistique et confrontés à une pression militaire persistante, certains éléments de l’AFC-M23 se livreraient désormais à des actes de rançonnement et de pillage contre les civils.

La nuit du dimanche au lundi 18 mars a illustré ce climat de chaos. Dans le quartier Mugunga, à l’ouest de la ville, des hommes armés assimilés à des rebelles ont fait irruption dans des habitations pour piller les biens des habitants.

L’intervention d’une autre unité rebelle pour contenir ces exactions a dégénéré en affrontements internes. Selon des sources locales, ces heurts fratricides auraient fait au moins cinq morts.

Aujourd’hui, Goma ne vit plus, elle survit. Entre la progression des lignes de front et une administration rebelle qui semble perdre la maîtrise de ses propres troupes, l’avenir de la ville apparaît plus incertain que jamais, laissant sa population livrée à elle-même dans un climat de terreur grandissant.

Azarias Mokonzi

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