Politique Le gouvernement dément toute intrusion à la base de la Monusco à Kananga
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Le gouvernement dément toute intrusion à la base de la Monusco à Kananga

La mission des Nations unies en République démocratique du Congo a dénoncé ce mardi 29 août "une intrusion" dans sa base de Kananga au Kasaï central.

Le gouvernement dément toute intrusion à la base de la Monusco à Kananga
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 30 AOÛT 2017 - 09:11 WAT · 3 min de lecture

Via un communiqué, la MONUSCO a accusé un général des Forces armées de la République démocratique du Congo  et ses éléments de s’être introduit dans sa base militaire située au centre du pays.

« Le représentant spécial du Secrétaire des Nations unies en République démocratique du Congo Mamane Sidikou condamne fermement la violation de la propriété des Nations unies à Kananga, province du Kasaï central le lundi 28 août par des soldats de l’armée congolaise » souligne le communiqué.

En effet, le document informe que sous les ordres du général Marcelin Asumani Issa, commandant des opérations dans la région des Kasaï, un groupe de soldats a forcé l’entrée de la base de la Monusco poursuivant un journaliste.

Monsieur Edouard Diyi Tshitenge, Directeur de la radio Kasaï Horizons, devrait tenir une séance de restitution des travaux des mouvements citoyens à Paris ayant conduit à la signature du « Manifeste citoyen ». Activité que l’officier de l’armée congolaise a interdite avançant des raisons de sécurité.

« Le rapport de la hiérarchie militaire locale FARDC dément toute incursion de militaires congolais dans une base de la MONUSCO a Kananga. L’incident aurait concerné des éléments des forces loyalistes poursuivant un individu présumé auteur de tentative de constitution d’un nouveau groupe armé dans cette région (Kasai Central) qui sort à peine d’un cycle de violences indicibles et qui s’est réfugié dans une base de la MONUSCO en se présentant comme un journaliste, ce qui ne saurait en tout état de cause fonder une quelconque immunité en sa faveur« , a répliqué le gouvernement congolais dans un communiqué publié ce mercredi par son Porte-parole, le ministre Lambert Mende.

Pour le ministre Mende, des témoins affirment que les soldats « n’ont pas pénétré dans l’enceinte de la base. Ils en ont référé à leurs supérieurs. C’est ce qui explique que l’individu n’ait pas été appréhendé, ayant ainsi bénéficié de l’asile de la représentation locale de la MONUSCO. »

« L’affaire sera dorénavant suivie par les autorités gouvernementales et judiciaires congolaises compétentes pour qui la MONUSCO n’a pas vocation à protéger des auteurs de faits criminels au motif qu’ils seraient journalistes. Ce serait attentatoire et au droit international et à l’accord de siège conclu entre la RDC et l’ONU« , conclut-il.

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B
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