Santé 315 chèvres mortes en cinq jours : le Grand Kasaï frappé par une peste animale
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315 chèvres mortes en cinq jours : le Grand Kasaï frappé par une peste animale

À Lusambo, dans le Sankuru, la peste des petits ruminants a tué 315 caprins en moins d'une semaine. Le gouvernement redoute une contagion à tout l'espace Kasaï, où le bétail tient lieu d'épargne.

315 chèvres mortes en cinq jours : le Grand Kasaï frappé par une peste animale
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 14 JUILLET 2026 - 11:51 WAT · 2 min de lecture

Le chiffre est tombé en Conseil des ministres. À Lusambo, chef-lieu de la province du Sankuru, la peste des petits ruminants a emporté 315 caprins en cinq jours. Le 10 juillet, le ministre de la Pêche et de l’Élevage a présenté au gouvernement une situation zoo-sanitaire qu’il a qualifiée de préoccupante dans l’espace Grand Kasaï. La maladie, virale et très contagieuse, frappe chèvres et moutons, et se propage vite.

Le foyer de Lusambo n’est pas isolé. Selon le compte-rendu du Conseil, la même tendance gagne les provinces voisines. « La décimation du cheptel et de la volaille consécutive à des pathologies animales accentue la paupérisation de la population », y lit-on, à propos du Kasaï, du Kasaï-Central, du Kasaï-Oriental et de la Lomami. Dans une région où une chèvre se vend pour payer l’école ou les soins, chaque bête perdue est une réserve qui s’efface.

À la perte animale s’ajoute un danger humain. Le même document signale une autre urgence : « La rage canine déclarée dans cette partie du pays nécessite d’être désamorcée d’autant plus qu’elle a occasionné plus de trente cas de décès au sein de la population ». Trente morts pour une maladie que le vaccin permet d’éviter, dans des zones où l’accès aux soins reste rare.

Le Grand Kasaï n’est pas seul. Ces derniers mois, la peste des petits ruminants a tué plus d’une centaine de bêtes dans les territoires de Beni, de Lubero et à Butembo, au Nord-Kivu, et des campagnes de vaccination ont été lancées jusqu’en Ituri. La maladie revient par vagues, au gré des saisons et des mouvements de troupeaux, et chaque résurgence trouve un cheptel mal couvert.

Face à cela, le ministre a fixé un cap : lancer la deuxième phase de la campagne de vaccination contre les épizooties et poursuivre les opérations d’envergure nationale. La logique est celle d’une course, des doses contre la contagion. Dans un pays où l’élevage familial nourrit et fait office de banque, le retard se paie deux fois, en bêtes et en pauvreté.

Pour l’éleveur de Lusambo, la statistique a un visage très concret : un enclos vidé en cinq jours, et l’épargne d’une famille partie avec le troupeau.

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B
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