Affaire Alingete : ses avocats dénoncent une « campagne de dénigrement »
Le cabinet Kitwanga Ngongo et Amisi Kawaya, qui défend Jules Alingete, dénonce dans un communiqué une « campagne de dénigrement » et annonce vouloir faire triompher la vérité devant les tribunaux.
Affaire Alingete : ses avocats dénoncent une « campagne de dénigrement »
AFP
Les conseils de Jules Alingete montent au créneau. Dans un communiqué daté du 6 juillet, le cabinet d’avocats Kitwanga Ngongo et Amisi Kawaya, qui défend l’ancien chef de l’Inspection générale des finances (IGF), dénonce une campagne de dénigrement visant leur client et annonce vouloir porter l’affaire devant les tribunaux.
Le cabinet situe l’origine de cette campagne du côté de personnalités visées par les contrôles menés du temps où Jules Alingete dirigeait l’IGF. « Monsieur Alingete est depuis un moment devenu la cible de plusieurs personnes qui ont été indexées dans les actes de mauvaise gouvernance financière publique en République démocratique du Congo et qui ne jurent que par sa disparition », écrivent les avocats.
Ils annoncent une riposte judiciaire. « Le cabinet Kitwanga Ngongo et Amisi Kawaya ne tolérera aucune campagne de dénigrement visant à nuire à son client et se montre déterminé à faire triompher la vérité devant les tribunaux compétents », poursuit le communiqué, qui appelle l’opinion à ne pas se laisser abuser.
La sortie s’inscrit dans le prolongement d’un dossier ouvert fin juin. Le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, avait demandé à la Direction générale de migration d’interdire de sortie du territoire plusieurs personnes, dont Jules Alingete, son épouse et des membres de la famille Rawji, dans une procédure pour corruption. Début juillet, le parquet a fait savoir que cette interdiction n’existait plus.
Le dossier reste marqué par des accusations réciproques. Des enquêtes de presse ont mis en cause, ces dernières années, les méthodes de Jules Alingete à la tête de l’IGF et des liens entre son cabinet fiduciaire et le groupe Rawji, quand ses défenseurs y voient des représailles d’adversaires visés par ses contrôles. À ce stade, aucune condamnation n’a été prononcée, et la présomption d’innocence demeure.