Biodiversité Kinshasa abrite un colloque international pour les marchés du bois d’oeuvre en Afrique centrale

Kinshasa abrite un colloque international pour les marchés du bois d’oeuvre en Afrique centrale

Kinshasa abrite un colloque international pour les marchés du bois d’oeuvre en Afrique centrale
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 24 SEPTEMBRE 2025 - 10:54 WAT · 3 min de lecture

Le destin des vastes forêts d’Afrique centrale se joue en partie ces jours-ci à Kinshasa, la capitale congolaise où s’est ouvert mardi un colloque international sur les marchés domestiques du bois. Cette messe environnementale qui se tient les 23 et 24 septembre 2025, est le fruit d’une collaboration entre deux acteurs majeurs de la recherche forestière et agroindustrielle, notamment le CIFOR-ICRAF et l’ATIBT.

Selon un communiqué de presse parvenu à BETO.CD, l’objectif de cette rencontre est de braquer les projecteurs sur un secteur souvent négligé au profit des marchés d’exportation : l’approvisionnement en bois d’œuvre pour les populations locales.

Alors que l’exploitation artisanale et la consommation intérieure constituent une part essentielle de l’économie forestière de la région, peu d’initiatives politiques ou de financements ont été consacrés à leur développement durable.

Pendant deux jours, des experts, des décideurs politiques et des représentants de la société civile, venant notamment du Cameroun, du Congo, de la République démocratique du Congo (RDC) et de la République centrafricaine (RCA), se penchent sur les défis et les opportunités de ces marchés.

Le colloque vise notamment à « comprendre l’évolution des marchés au cours des dix dernières années, identifier les obstacles qui empêchent la légalité de l’approvisionnement en bois et promouvoir le bois légal et durable auprès des consommateurs », a-t-on lu dans le communiqué de presse.

Pour mardi, première journée, a été consacré à l’état des lieux des marchés dans la région, en s’interrogeant sur les alternatives à l’exploitation artisanale, comme le potentiel des forêts communautaires.

À l’en croire, pour ce mercredi, la deuxième journée mettra l’accent sur des questions plus complexes, mais fondamentales pour l’avenir du secteur. Au programme, des discussions sur la fiscalité, la lutte contre la corruption et la manière de faciliter la légalité pour les petits exploitants. Le rôle des marchés publics et des entreprises de construction sera également abordé, tout comme les enjeux de la formation et de la transformation du bois.

Ce colloque, en faisant le point sur un secteur si vital et pourtant si peu structuré, pourrait marquer un tournant majeur pour les forêts du bassin du Congo. À son issue, les participants formuleront des recommandations stratégiques concrètes pour orienter les politiques publiques et les initiatives privées.

Il sera donc question de placer ces marchés domestiques au cœur des objectifs de développement durable de la région. C’est en assurant un approvisionnement efficace, légal et durable que l’on pourra à la fois protéger les forêts d’Afrique centrale et garantir le développement socio-économique des populations.

Serge SINDANI


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