Politique Kinshasa : Colette Tshomba plaide pour des bus publics face aux contrôles routiers
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Kinshasa : Colette Tshomba plaide pour des bus publics face aux contrôles routiers

Colette Tshomba, députée nationale honoraire de la circonscription electorale de Funa et ancienne rapporteure adjointe de l’Assemblée nationale. PHOTO DROITS TIERS.
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 28 JANVIER 2026 - 14:18 WAT · 2 min de lecture

Face à l’opération massive de régulation du trafic lancée à Kinshasa, la députée nationale honoraire Colette Tshomba a appelé le gouvernement à mettre en place des solutions concrètes en faveur des citoyens, notamment par l’introduction de bus publics appartenant à l’État. C’est ce qu’a appris BETO.CD, ce mercredi 28 janvier 2026, à travers une dépêche de sa cellule de communication.

Pour celle que ses partisans surnomment affectueusement « la reine de Funa », cette opération de régulation constitue une avancée notable pour les conducteurs et les taximen, en les incitant à exercer leur activité dans le respect de la loi. « Évoluer dans la légalité protège leur activité », a-t-elle souligné.

Toutefois, consciente des difficultés sociales engendrées par cette rigueur administrative, l’ancienne rapporteure adjointe de l’Assemblée nationale recommande la mise en circulation de bus publics appartenant à l’État, afin d’alléger le quotidien des Kinois confrontés à la raréfaction des transports privés.

« L’introduction de véhicules publics propres et conformes aux normes permettrait de soulager les paisibles citoyens », a insisté Colette Tshomba.

Sous l’impulsion du gouverneur Daniel Bumba, la ville de Kinshasa a entamé, depuis le lundi 26 janvier 2026, une vaste opération de régulation du trafic. Pas moins de 3 000 agents ont été déployés sur 60 carrefours jugés les plus critiques, dans le but de fluidifier une circulation réputée chaotique.

Cependant, dès le deuxième jour, le constat dressé par les autorités s’est révélé préoccupant. Selon l’Agence congolaise de presse (ACP), seuls 5 % des chauffeurs seraient en règle vis-à-vis du fisc provincial et disposeraient de l’ensemble des documents automobiles requis.

Dans les rues de la capitale, la tension est palpable. Le gouverneur Daniel Bumba s’est montré ferme : les contrôles routiers sont désormais systématiques et tout contrevenant s’expose à des sanctions immédiates. En réaction, de nombreux transporteurs privés préfèrent immobiliser leurs véhicules pour éviter les saisies.

Pour les habitants de Kinshasa, se rendre au travail est devenu un véritable parcours du combattant, révélant que la transition vers un système de contrôle strict, bien que nécessaire, sera semée de nombreuses embûches.

Christian Timothée ÉZÉCHIEL

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