Justice Kisangani : Le ministère public requiert 56 peines de mort et 19 acquittements sur 84 militaires fuyards à Walikale
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Kisangani : Le ministère public requiert 56 peines de mort et 19 acquittements sur 84 militaires fuyards à Walikale

Le ministère public a surpris l’audience en sollicitant l’acquittement pur et simple de 19 prévenus. Pour lui, cet acquittement repose sur deux motifs notament pour 9 soldats poursuivis initialement pour « perte d’armes », l’organe de la loi a reconnu que leur détention avait largement excédé le délai légal. Concernant 18 autres militaires arrêtés à

Kisangani : Le ministère public requiert 56 peines de mort et 19 acquittements sur 84 militaires fuyards à Walikale
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 14 MAI 2026 - 11:21 WAT · 2 min de lecture

Le ministère public a surpris l’audience en sollicitant l’acquittement pur et simple de 19 prévenus. Pour lui, cet acquittement repose sur deux motifs notament pour 9 soldats poursuivis initialement pour « perte d’armes », l’organe de la loi a reconnu que leur détention avait largement excédé le délai légal. Concernant 18 autres militaires arrêtés à Walikale (Nord-Kivu) pour « divagation », le ministère public s’est déclaré non saisi, rendant les poursuites caduques à leur égard.

À l’inverse, le ton s’est durci pour le reste du groupe. Le ministère public a requis la peine de mort contre 56 militaires. Les charges retenues sont notament la révolte militaire, la lâcheté, la violation des consignes, et la dissipation de munitions.

Bien plus, Il leur est reproché d’avoir désobéi aux ordres de la hiérarchie alors qu’ils étaient déployés au front, dans le territoire de Masisi. En complément, des peines de 10 ans de servitude pénale et la dégradation militaire ont été sollicitées pour les faits de dissipation de munitions, sans aucune circonstance atténuante. Pour certains profils, la radiation définitive des rangs des FARDC a également été demandée.

Tout au long de l’instruction, les 56 prévenus ont maintenu une ligne de défense constante. Ils ont affirmé avoir quitté leurs positions à Masisi pour se rendre à Ngowa (territoire de Walikale) non par volonté de trahir, mais pour survivre.

« Nous cumulions huit mois sans solde. La ration alimentaire était irrégulière et les primes de guerre inexistantes », ont-ils témoigné devant le tribunal.

Selon leurs dépositions, ce déplacement visait uniquement à réclamer les moyens nécessaires à leur subsistance et à la poursuite de leurs opérations. Le tribunal devra désormais mettre en balance ces revendications avec les impératifs de discipline militaire et de fidélité au drapeau pendant la guerre.

Serge SINDANI


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