Santé Kisangani : MSF suspend ses activités contre le choléra après une violente attaque armée
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Kisangani : MSF suspend ses activités contre le choléra après une violente attaque armée

Le magasin d'équipements des MSF. Photo droit aux tiers.
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 22 JUILLET 2025 - 11:10 WAT · 3 min de lecture

L’organisation humanitaire Médecins Sans Frontières (MSF) a annoncé la suspension temporaire de ses activités de lutte contre le choléra dans la province de la Tshopo, suite à une attaque armée survenue dans la nuit du dimanche 20 juillet à Kisangani. Cette suspension de 48 heures intervient après le cambriolage de la résidence du personnel humanitaire et une intrusion violente à l’Hôpital du Cinquantenaire.

Dans un communiqué publié ce lundi 21 juillet sur son compte officiel X (ex-Twitter), MSF a condamné une attaque ciblée contre ses installations, pourtant clairement identifiées, au cours de laquelle plusieurs biens, notamment des ordinateurs et téléphones, ont été dérobés. L’ONG a aussi révélé la perte de 1 580 000 francs congolais et 1 140 dollars américains, emportés lors de cette même nuit à l’hôpital.

Selon des témoignages recueillis sur place, une quinzaine d’hommes armés non identifiés, vêtus de tenues militaires, ont fait irruption entre 1h et 2h du matin. Les assaillants ont semé la panique dans l’enceinte de l’hôpital, agressant physiquement le médecin de garde et s’emparant de 1 million de FC et 40 USD. La ligne verte de la police étant injoignable, l’intervention des forces de l’ordre est arrivée trop tard.

Les malfaiteurs ont poursuivi leur forfait en s’attaquant au personnel infirmier, brutalisant une infirmière à la réception et volant les recettes du week-end, estimées à 1 100 USD et 580 000 FC. Ils ont également emporté quatre ordinateurs portables (dont un appartenait à un patient) et quatre téléphones.

Ces actes ont profondément choqué les soignants, les patients et la population locale. Des organisations de la société civile et des partenaires internationaux, dont l’OMS, ont exprimé leur vive inquiétude face à cette dégradation sécuritaire qui met en péril l’assistance humanitaire.

« Ces attaques doivent alerter les autorités. Il est impensable que le personnel de santé, en première ligne contre des épidémies comme le choléra ou le Mpox, devienne une cible », a réagi un acteur de la santé publique de Kisangani.

Alors que le gouvernement vient tout juste de lancer l’opération « Ndobo » censée renforcer la sécurité à Kisangani, ces incidents illustrent la nécessité d’une protection renforcée des infrastructures sensibles et d’un meilleur soutien aux ONG déployées sur le terrain.

Albert Einstein M.

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