Politique Lambert Mende: « nous demandons aux pays voisins de ne pas servir de base arrière pour l’agression de la RDC »

Lambert Mende: « nous demandons aux pays voisins de ne pas servir de base arrière pour l’agression de la RDC »

Dans la foulée de l'annonce de l'arrestation, par le Rwanda, d'une trentaine de combattants M23 sur son sol, la RDC, qui a longtemps dénoncé la présence de ces anciens rebelles, appelle "les pays voisins" à ne pas servir de base arrière pour des attaques sur son sol.

Lambert Mende: « nous demandons aux pays voisins de ne pas servir de base arrière pour l’agression de la RDC »
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 30 JANVIER 2017 - 13:30 WAT · 3 min de lecture

L’armée rwandaise a annoncé ce matin l’arrestation dimanche de 30 combattants M23 qui auraient « fuit des combats » contre les Forces armées de la République démocratique du Congo, traversant sa frontière. Une annonce qui corrobore finalement après les révélations du gouvernement congolais sur la présence de ces combattants de l’ancienne rébellion du Mouvement du 23 Mars sur son sol.

Lambert Mende, ministre des médias et communication, également Porte-parole du gouvernement congolais, confirme cette information, affirmant qu’elle atteste effectivement que la rébellion du M23 reste un danger pour le pays.

« Oui, nous sommes qu’il y a des fugitifs, des gens qui se sont heurté à nos forces de défense et de sécurité qui essayent de s’enfuir vers les pays de la régions, nous espérons qu’ils seront mis hors d’état ne nuire [à la RDC], dans les pays où ils seront accueillis« , a dit Lambert Mende, joint au téléphone par POLITICO.CD

Par ailleurs, M. Mende demande « aux pays voisins » de ne pas servir de « base arrière » pour l’agression de la RDC. « Le seul soutien que nous demandons à nos voisins c’est de pas permettre que leur territoire soit utilisé par des éléments qui déstabilisent la RDC, que leurs pays ne soient pas une base arrière pour l’agression de notre pays« , a-dit Lambert Mende.

Le dimanche 15 janvier, le gouverneur du Nord-Kivu Julien Paluku a accusé l’Ouganda de permettre selon lui au mouvement rebelle de se réorganiser sur le sol congolais. Dans un message publié à travers son compte Twitter, le Gouverneur a annoncé « une attaque généralisée » imminente de l’ancienne rébellion du M23 sur la RDC, une information confirmée par Lambert Mende, le Porte-parole du gouvernement congolais.

« À partir de l’Ouganda, les ex-M23 sont en direction de la RDC avec armes et munitions pour attaques généralisées« , annonce Julien Paluku. Selon lui, il s’agit de l’ex-Chef militaire Sultani Kakenga qui serait à la tête de ce nouveau mouvement du M3, dénonçant la « complaisance » du gouvernement ougandais.

Le ministre ougandais des Affaires étrangères Oryem Okelo a, dans une déclaration ce lundi 16 janvier, démenti une quelconque incursion des combattants M23 dans la localité d’Ishasha au Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo. Le gouvernement de l’Ouganda est finalement revenue sur sa déclaration dans un communiqué publié jeudi 19 janvier.  Le cabinet du président Yoweri Museveni a affirmé que 101 éléments de cette rébellion cantonnés dans un camp en Ouganda ont pu s’échapper, avant d’être appréhendés et ramenés.

La toute dernière rébellion tutsi soutenues par le Rwanda et l’Ouganda dans l’est de la RDC depuis la fin de la deuxième guerre du Congo (1998-2003), le M23 a été défait en novembre 2013 après 18 mois de guerre au Nord-Kivu. Le mouvement a confirmé en décembre 2013 son renoncement à la rébellion lors de la signature des déclarations de Nairobi par lesquelles le gouvernement de Kinshasa et le M23 ont formellement enterré la hache de guerre.

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