Politique Le CICR alerte sur l’urgence humanitaire dans l’est de la RDC
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Le CICR alerte sur l’urgence humanitaire dans l’est de la RDC

Le CICR alerte sur l’urgence humanitaire dans l’est de la RDC
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 10 MAI 2025 - 20:54 WAT · 2 min de lecture

Dans un contexte marqué par la guerre menée par les rebelles de l’AFC-M23 dans une partie de la province du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, la présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric, a effectué une visite en République démocratique du Congo (RDC) et au Rwanda du 06 au 08 mai 2025.

Face aux conséquences du drame sécuritaire observé notamment en ville de Goma, cette personnalité a proposé que des mesures concrètes soient prises pour faire respecter le droit international humanitaire et protéger les civils contre les horreurs de la guerre.

« Prendre des mesures humanitaires dès aujourd’hui pour protéger les civils permettrait non seulement de sauver des vies, mais aussi de jeter les bases de la stabilité à long terme dont les communautés ont cruellement besoin, et qu’elles sont en droit d’attendre », a-t-elle déclaré dans un communiqué rendu public par le CICR .

Pour elle, « Il est temps de briser le cercle vicieux des conflits qui condamnent des générations successives de civils à des souffrances, des pertes et des déplacements sans fin ».

Agissant comme intermédiaire neutre, le CICR affirme avoir facilité le déplacement de plus de 800 personnes de Goma jusqu’à Kinshasa sur demande du gouvernement congolais, de la MONUSCO ainsi que des rebelles du M23.

« J’espère que cette opération créera une dynamique propice à la conclusion de nouveaux accords humanitaires, qui permettront de réduire concrètement les souffrances. Le CICR se tient prêt à soutenir de tels accords en tant qu’intermédiaire neutre », a fait savoir Mme Spoljaric.

La situation humanitaire dans le Nord et le Sud-Kivu reste particulièrement critique. Depuis janvier 2025, les structures de santé soutenues par le CICR ont pris en charge plus de 2000 blessés, dont une grande majorité de civils.

Les hôpitaux sont submergés et les services essentiels tels que l’approvisionnement en eau, l’assainissement et l’éducation sont compromis en raison des graves dommages causés aux infrastructures. À cela viennent s’ajouter d’autres menaces pour les civils, comme la présence d’armes explosives et de restes de guerre dans des zones peuplées, l’insécurité alimentaire généralisée et les épidémies.

Azarias Mokonzi

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