Médiation de Ndayishimiye : le camp de Kabila a décliné l’invitation, selon José Makila
La famille politique de Joseph Kabila a reçu l'invitation de Ndayishimiye mais ne l'a pas suivie, affirme José Makila, qui refuse pourtant de condamner les opposants partis à Bujumbura.
Médiation de Ndayishimiye : le camp de Kabila a décliné l’invitation, selon José Makila
AFP
La famille politique de l’ancien président Joseph Kabila a bien reçu l’invitation du président burundais Évariste Ndayishimiye, mais a choisi de ne pas y donner suite. C’est ce qu’a affirmé José Makila, cadre de la plateforme Sauvons le Congo et proche de l’ancien chef de l’État, dans une déclaration diffusée sur son compte X.
« Après une analyse attentive de cette démarche, elle a estimé, en raison de certaines incohérences, qu’il n’était ni opportun ni judicieux d’y donner suite », a écrit José Makila au sujet de la famille politique de Joseph Kabila. L’ancien gouverneur de l’Équateur n’a pas précisé la nature de ces incohérences.
Il a toutefois pris soin de ne pas condamner les figures de l’opposition qui, elles, se sont rendues à Bujumbura. « Il serait irresponsable de porter un jugement hâtif sur les acteurs de l’opposition qui, eux, ont choisi de répondre à cette invitation », a-t-il ajouté, invitant à « accorder le bénéfice de la confiance » et à attendre les conclusions qu’ils en rapporteront avant de trancher.
Le propos tranche avec le ton employé quelques jours plus tôt. Lors d’un espace X animé par le journaliste Stanis Bujakera, en présence de Martin Fayulu, José Makila avait rejeté plus frontalement la démarche, estimant que le président burundais est « partie intégrante du conflit » à l’Est et n’était donc pas le mieux placé pour arbitrer entre Congolais.
En appelant désormais au « rassemblement » de « toutes les forces démocratiques », José Makila cherche à recoller un front que la médiation burundaise a fissuré. La Coalition Article 64, qui porte la contestation contre la loi référendaire, a reporté au 22 juillet sa marche vers le palais de la nation.
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