Sécurité & Défense Nord-Kivu : huit militaires des FARDC certifiés en déminage à Beni avec l’appui de l’UNMAS

Nord-Kivu : huit militaires des FARDC certifiés en déminage à Beni avec l’appui de l’UNMAS

Nord-Kivu : huit militaires des FARDC certifiés en déminage à Beni avec l’appui de l’UNMAS
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 29 JUIN 2026 - 12:30 WAT · 2 min de lecture

Huit militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont reçu, le 26 juin, leur certification EOD (Explosive Ordnance Disposal) de niveau 2, à l’issue d’une formation de six semaines consacrée à la neutralisation et à la destruction des engins explosifs à Beni, dans la province du Nord-Kivu.

Organisée par le Service de la lutte antimines des Nations unies (UNMAS) au sein de la MONUSCO, cette session marque la clôture de la deuxième phase d’un programme lancé en avril 2026. Cette initiative intervient dans un contexte de recrudescence des engins explosifs de guerre dans le Nord-Kivu, qui continuent de faire de nombreuses victimes parmi les civils.

Au cours de cette formation, les militaires ont été initiés à la traumatologie, à la reconnaissance des munitions, au sondage manuel, au marquage des zones dangereuses ainsi qu’à la destruction sur place des engins explosifs. L’objectif est de renforcer les capacités nationales afin de mieux protéger les populations vivant dans les zones contaminées.

Pour le capitaine Sylvestre Paluku Kalubenge, l’un des bénéficiaires, la formation doit désormais être accompagnée de moyens matériels.

«La MONUSCO a fait sa part. Maintenant, il appartient au gouvernement de nous doter des équipements nécessaires. Avec les moyens adéquats, je pourrais sauver beaucoup de vies », a-t-il déclaré.

Le chef des opérations de l’UNMAS, Bruno Bouchardy, a, de son côté, salué une étape importante vers l’autonomisation de la RDC dans la lutte contre les mines et les engins explosifs.

«La sécurité du Nord-Kivu est votre combat, mais aussi le nôtre », a-t-il souligné.

Présent à la cérémonie, le vice-gouverneur du Nord-Kivu, Louis Secong Karawa, a plaidé pour l’extension de ce type de formation à la Police nationale congolaise (PNC) ainsi qu’au Centre congolais de lutte antimines.

Après un premier cycle de quatre semaines organisé en mai 2026, ces huit militaires achèvent ainsi le parcours complet de certification. Cette initiative s’inscrit dans les efforts de la MONUSCO visant à réduire les risques liés aux engins explosifs dans l’est de la République démocratique du Congo.

Isaac Bin-Ngeve

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