Politique Nord-Kivu : La société civile dénonce le sabotage des résolutions de Luanda par le M23 et l’armée rwandaise
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Nord-Kivu : La société civile dénonce le sabotage des résolutions de Luanda par le M23 et l’armée rwandaise

Nord-Kivu : La société civile dénonce le sabotage des résolutions de Luanda par le M23 et l’armée rwandaise
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 19 DÉCEMBRE 2022 - 21:31 WAT · 4 min de lecture

Les coordinations territoriales de la société civile forces vives de Nyiragongo et Rutshuru, ont dans une déclaration faite ce lundi 19 décembre, dénoncé le sabotage des résolutions du mini-sommet quadripartite de Luanda, par le M23 et le Rwandan defence force (RDF).

Pour cette branche de la société civile nord-kivutienne; alors que les résolutions de Luanda exigeaient la cessation immédiate des hostilités, le retrait immédiat des terroristes du M23 et des militaires du RDF dans les zones sous leur occupation, ainsi que la démobilisation de leurs éléments; le tandem M23-RDF brille dans une méfiance des efforts de paix fournis par les chefs d’État régionaux.

« En lieu et place d’obtempérer aux résolutions citées ci-haut, il s’observe un sabotage criant de la part des terroristes M23/RDF qui accentuent plutôt leur agressivité commettant ainsi plusieurs violations des droits humains notamment des tueries, des assassinats ciblés, des massacres; cas de Kishishe, Muho, Kilama, Katolo où plus de 300 personnes ont été sauvagement tuées dans un espace de deux jours, dont
10 à Tongo/Buhambi, 2 à Tongo/Butare, plus de 50 personnes à Tongo/Kanyangiri », a indiqué la correspondence de la société civile.

Plusieurs cas de tueries enregistrés

Les coordinations territoriales de la société civile forces vives de Nyiragongo et Rutshuru ont également dénoncé un grand nombre de tueries, pillages et violences orchestrés par le tandem M23/RDF.

Parmi les actes de vandalisme répertoriés par la société civile locale y figurent entre autres, les meurtres de 3 personnes à Kisigari-Buvunga, précisément dans la zone tampon; d’un jeune à Kisigari-Gisiza et plus de 5 personnes à Kanombe; de plus de 30 personnes à Nkowe, Bugina et Ruvumu; de 10 personnes à Biruma, de plus de 32 personnes à Rugari; de plus de 20 personnes à Bweza-Ruseke; de plus 38 personnes à Bweza-Ntamugenga; de 30 personnes à Jomba plus particulièrement dans les agglomérations de Gikoro, Bunagana, Ceya, Rubona, Rangira, Kabindi; ainsi que de 9 personnes à Kibumba et Buhumba en Territoire de Nyiragongo.

A cela s’ajoute plusieurs cas de viol sur des femmes et des jeunes filles, de pillages des matériels médicaux dans les centres de santé Kingarame et de Kasizi en groupement Kibumba-Nyiragongo, de pillages systématigues des biens de la population dans les maisons, de destruction méchante des maisons, et des recrutements forcés des jeunes pour la main-d’œuvre.

« Dans leur optique de forcer le Gouvernement Congolais à dialoguer avec eux, les terroristes du M23/RDF ont imposé une marche à la population dans laquelle eux-mêmes ont participé en tenues civiles, et ont importé des populations Rwandaise et Ougandaise sous couverture médiatique Rwandaise accompagnée d’autres journalistes de certaines chaines internationales dans l’objectif de tromper l’opinion sur un prétendu soutien de la population à ce mouvement terroristes qui contrairement les endeuille et inflige des pitoyables atrocités », a affirmé la même source.

Par ailleurs, la société civile forces vives a également signalé que le mouvement M23/RDF en mal de positionnement suite aux crimes dont ils sont auteurs à l’instar des massacres de Kishishe, veulent encore « délibérément exterminer la population tutsi qui vit paisiblement avec d’autres communautés dans la zone sous contrôle des forces loyalistes FARDC et coller cet acte ignoble au Gouvernement Congolais pour justifier l’agression ».

Ces coordinations territoriales de la société civile ont appelé le gouvernement, à lancer les opérations des traques contre le tandem M23/RDF afin de libérer les entités sous leur contrôle et permettre le retour des déplacés dans leurs villages respectifs, mais également d’accélérer les enquêtes contre ces graves violations de droits humains perpétrées par ce tandem et lancer « les mandats d’arrêt à l’endroit de ces grands criminels auteurs des guerres en répétition dans notre pays ».

Monge Junior Diama

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