Nord-Kivu : plusieurs enseignants forcés à rejoindre des groupes armés dans la région de Beni
Nord-Kivu : plusieurs enseignants forcés à rejoindre des groupes armés dans la région de Beni
AFP
Plusieurs enseignants du primaire et du secondaire ont été contraints, au cours des deux dernières années, de rejoindre des groupes armés actifs dans la région de Beni. C’est ce qu’a déclaré, mercredi 30 avril 2025, le secrétaire général du Syndicat des Enseignants du Congo (SYECO), antenne de Beni.
Selon lui, ces enseignants ont été victimes de violences, notamment de la part des ADF. Il recense près de 20 enseignants tués de manière cruelle durant cette période.
« Les enseignants ne sont pas protégés dans cette zone. Non seulement ils sont enlevés par les ADF et d’autres groupes armés pour être enrôlés de force, mais ils sont aussi tués. Nous avons compté 18 enseignants massacrés pendant cette période », a-t-il déclaré.
Les enseignants ne sont pas les seuls à subir ces exactions : les apprenants en sont également victimes. Le syndicaliste affirme que plusieurs élèves ont aussi été tués ou enrôlés de force.
« Plusieurs apprenants n’ont pas échappé à ces violations massives des droits humains. Certains ont été enrôlés de force par les ADF, d’autres ont été tués. C’est une situation alarmante causée par l’insécurité grandissante dans cette zone », a-t-il poursuivi, soulignant que cette situation a poussé de nombreux enseignants à abandonner leur métier.
Face à cela, il appelle le gouvernement congolais à restaurer l’autorité de l’État dans la région, estimant que « ces enseignants et apprenants n’ont pas vocation à porter les armes ».
Les ADF sont à l’origine d’une insécurité persistante dans la région de Beni, une situation qui continue de coûter de nombreuses vies humaines.
Azarias Mokonzi