Fact-checking Passe d’armes entre Kabila et les ambassadeurs de l’ONU?

Passe d’armes entre Kabila et les ambassadeurs de l’ONU?

La rencontre entre le Président Joseph Kabila et les ambassadeurs de la délégation du Conseil de Sécurité de l'ONU en mission à Kinshasa aurait tourné en un échange musclé où le président congolais est allé jusqu'à évoquer l'assassinat du Premier ministre Patrice Emery Lumumba en 1960. 

Passe d’armes entre Kabila et les ambassadeurs de l’ONU?
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 12 NOVEMBRE 2016 - 19:37 WAT · 2 min de lecture

Selon des diplomates cités par l’Agence France Presse, le président Joseph Kabila ne pourrait pas briguer un troisième mandat mais que la Constitution congolaise pourrait être révisée. Il l’a mentionné pendant qu’il discutait avec les membres du Conseil de sécurité des Nations unies cet avant-midi à Kinshasa. Une idée qui laisserait entrevoir la possibilité d’un troisième mandat pour Kabila.

« Le Conseil de sécurité des Nations Unies a demandé au président Kabila de confirmer qu’il ne se présentera pas à l’élection. Il a dit que la Constitution était claire sur le troisième mandat mais elle (Ndlr, la Consitution) pourrait être amendée« , indique dans un message posté sur Twitter le Conseiller politique à la Maison du Royaume-Uni auprès de l’ONU, M. Stephen Hickey qui a pris part aux discussions entre le Chef de l’Etat congolais et la délégation des Nations unies.

« Nous avons rappelé que la RDC est à un moment charnière de son histoire, une transition pacifique doit conduire à des élections apaisées« , a déclaré à la presse l’ambassadeur de France auprès des Nations unies, François Delattre, contre pour répondre au président congolais.

De son côté, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, indique que le Président a rappelé dans des termes « percutants et simples… qu’il est un homme qui n’a jamais violé un engagement et souhaiterait que les membres du Conseil de sécurité des Nations Unies aient plus un esprit ouverts avant de se prononcer sur la question congolaise… et considèrent ce qui convient aux Congolais« .

Un ton dur qui fait suite à celui du président Kabila lui-même, qui  a rappelé, selon le ministre Mende, aux membres du Conseil de sécurité que Patrice Emery Lumumba, le premier Premier ministre congolais démocratiquement élu, était enlevé à Kinshasa en 1960 en présence d’une mission des Nations unies et a été tué plus tard à Lubumbashi.

 

 

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