Le 21 juillet, des experts indépendants de l'ONU ont dénoncé une « terreur par la torture » du M23 dans les zones occupées de l'est de la RDC. Ce que vous lirez ici : ce qui est réellement documenté, par qui, sur les détentions, la peur administrée et la responsabilité rwandaise, et ce qui reste difficile à vérifier.
La RDC préside le Conseil de sécurité de l'ONU en juillet et fait des minerais son thème phare. Mais un mois au marteau permet de braquer le projecteur, pas de voter une sanction. Décryptage de ce que ce perchoir permet, ce qu'il ne permet pas, et comment en tirer un résultat.
Taxes imposées aux villageois, rançons tarifées, sites miniers pillés. Sous la pression militaire, les ADF ont basculé vers un autofinancement prédateur qui nourrit la guerre à même les populations qu'elles terrorisent.
Pour la première fois depuis plus de trente ans, la RDC tient le marteau du Conseil de sécurité. Kinshasa en fait une vitrine et espère y peser sur son propre dossier, l'Est. Reste à distinguer ce qu'un président de séance peut vraiment obtenir.
Devant le Conseil des droits de l'homme, la Commission d'enquête onusienne décrit une crise majeure au Nord et Sud-Kivu. Le Groupe d'experts désigne l'AFC/M23 comme premier auteur non étatique des violations, les FARDC comme premier acteur étatique.
Le Conseil de sécurité a reconduit pour un an le régime de sanctions visant la RDC. Un embargo souvent mal compris, car il ne pèse plus sur l'État congolais, mais sur les groupes armés.
À Genève, la commission d'enquête indépendante de l'ONU sur les violations des droits humains dans l'est de la RDC a livré, le 29 juin, un premier constat alarmant. Créée par le Conseil des droits de l'homme, elle décrit une situation qu'elle qualifie d'exceptionnellement grave. Les témoignages recueillis sont, selon elle, terrifiants. La commission n'en est qu'au stade préliminaire, mais son message est déjà sans détour.
L'oeuvre de sénateurs Cory Booker et Jeef Flake, une résolution bipartite est passé au sénat américain, exhortant le gouvernement de la RDC à prendre des mesures concrètes pour assurer un transfert Pacifique du pouvoir par l'organisation d'élections libres et équitables d'ici fin 2018.
La mission de l'organisation des nations unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) et le Bureau de liaison de l'Union africaine en RDC (Blua) sont dans la fièvre de préparatifs de l'accueil du Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guteress et Moussa Mahamat Faki, président de la commission de l'Union africaine.