Politique RDC : À Washington, Katumbi a plaidé pour des sanctions

RDC : À Washington, Katumbi a plaidé pour des sanctions

RDC : À Washington, Katumbi a plaidé pour des sanctions
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 16 JUILLET 2016 - 17:40 WAT · 3 min de lecture

Moise Katumbi a été reçu le 13 juillet 2016 par le Centre Afrique du Think Tank américain Atlantic Council. Plusieurs anciens et actuels politiciens et dirigeants américains, membres du Congrès, représentants d’autres institutions politiques et les organisations non gouvernementales ont participé à ce rassemblement qui a vu Katumbi exposer sur sa lecture de l’actualité politique en RDC.

Ce que l’on sait d’Atlantic Council

Atlantic Council est un cercle de réflexion – Un « think tank » très fermé. Manager par John Huntsman, membre du Parti républicain, ancien gouverneur de l’Utah de 2005 à 2009, ambassadeur américain en Chine sous la présidence Barack Obama et candidat à la primaire présidentielle du Parti républicain américain de 2012.

Qui étaient présents ?

La réunion a rassemblé quelques hommes influents de Washington parmi lesquels le chairman d’Atlantic Council, le Général américain  James Logan Jones, général 4 étoiles du Corps des Marines et ancien conseiller à la sécurité nationale des États-Unis de l’administration du président Barack Obama, John E. Smith, Directeur adjoint du Bureau de contrôle des avoirs étrangers du Trésor américain, Gaverlink William, ancien ambassadeur des USA en RDC, aurait également été de la partie.

Quel était le principal message de Katumbi ?

Comme le souligne le compte rendu de la réunion Moise Katumbi a demandé des sanctions contre Joseph Kabila.

« Moise Katumbi, the Democratic Republic of the Congo’s leading opposition candidate for president, has urged the international community to use sanctions to press Congolese President Joseph Kabila to give up power », dit un extrait du communiqué. En français cela donne : « Moise Katumbi, principal opposant congolais et candidat à la présidentielle demande à la communauté internationale d’appliquer des sanctions pour contraindre le Président Joseph Kabila à quitter le pouvoir ».

Pendant les échanges, Moise Katumbi a insisté sur le fait que s’il n’y a pas des sanctions, « les massacres » continueront en RDC. « Si mon cœur est malade tout mon corps est inutile,» a-t-il dit en sollicitant le soutien des États-Unis et de l’Union africaine pour un transfert pacifique du pouvoir au Congo. «Si le Congo est malade, les pays voisins vont avoir un problème (…) Le plan de l’opposition est de stopper toutes ces manœuvres du Président Kabila (…) Je rentre au pays. Je pense qu’ils m’agresseront. C’est pourquoi nous avons besoin de votre aide. Le peuple congolais n’a pas d’armes” a ajouté le dernier gouverneur du Katanga.

La réponse de James Logan Jones

En réponse à la plaidoirie de Katumbi, l’ancien conseiller à la sécurité nationale des États-Unis de l’administration du président Barack Obama a dit que « c’est important pour le président Kabila de prendre la bonne décision et d’abandonner (…). Cela demandera de la persuasion de la part du gouvernement  américain et de tous les autres gouvernements intéressés, notamment ceux de l’Europe.

Pour le reste, c’est connu : Moise Katumbi a multiplié des sorties médiatiques et annoncé son retour en RDC à la fin du mois de juillet en indiquant sa volonté de transité par Kinshasa « pour remercier les kinois de leur soutien » avant de regagner Lubumbashi.

Ange Kasongo

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