Football « J’ai peur » : la panique gagne les supporters portugais après le 0 à 0 entre la RDC et le Danemark

« J’ai peur » : la panique gagne les supporters portugais après le 0 à 0 entre la RDC et le Danemark

Le 0 à 0 entre la RDC et le Danemark à Liège ce mercredi 3 juin a déclenché une vague de réactions inquiètes des supporters portugais sur X. À deux semaines de Portugal contre RDC le 17 juin à Houston, premier match du Groupe K du Mondial 2026, les Léopards inspirent un respect inhabituel.

« J’ai peur » : la panique gagne les supporters portugais après le 0 à 0 entre la RDC et le Danemark
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 4 JUIN 2026 - 14:01 WAT · 5 min de lecture

Mercredi 3 juin, au stade Maurice Dufrasne de Liège, le Danemark, classé douzième nation au ranking FIFA et habitué des grandes échéances européennes, n’est pas parvenu à battre la République démocratique du Congo. Score final : zéro partout. Pierre-Emile Højbjerg, milieu danois passé par Southampton, a même touché le poteau sans pouvoir débloquer la situation. Pour les Danois, c’est une frustration. Pour les Congolais, c’est une démonstration. Mais c’est ailleurs, à Lisbonne, à Porto et dans la diaspora portugaise du monde entier, que la réaction la plus vive s’est produite.

Un match nul plus parlant qu’il n’en a l’air

Au stade Maurice Dufrasne, l’équipe danoise emmenée par Christian Eriksen et Patrick Dorgu cherchait un test sérieux avant le Mondial. Elle l’a trouvé sous une forme qu’elle n’avait peut-être pas anticipée. Les Léopards, conduits par la solidité défensive qui caractérise désormais leur identité tactique, ont tenu. Højbjerg a frappé du droit, le ballon a percuté la barre. Le Danemark a multiplié les occasions, sans rupture. Au coup de sifflet final, le tableau d’affichage indiquait zéro à zéro.

Le calendrier ne laisse aucune ambiguïté sur ce qui motive l’inquiétude lisboète. Le 17 juin 2026, à 13 heures locales, au NRG Stadium de Houston, le Portugal disputera son premier match du Mondial 2026 face à la République démocratique du Congo. Les deux équipes appartiennent au Groupe K avec la Colombie et l’Ouzbékistan. Aucune des quatre n’a affronté une autre dans le passé. La RDC arrive donc à Houston comme une inconnue. Et c’est précisément cette inconnue qui, depuis quelques heures, agite la conversation portugaise.

La peur portugaise prend forme sur X

« Pourquoi le Danemark a fait match nul contre le Congo ? J’ai peur », écrit ce mercredi soir le compte @ronaldoptgl, sous le pseudonyme « bella ». Le message, publié à 21 h, a accumulé plus de 83 000 vues et plus de 800 mentions « j’aime » en quelques heures.

Plusieurs réponses portugaises et hispanophones prolongent l’inquiétude. Le compte @criminaldokd écrit : « Pourquoi cette surprise ? La RDC est l’une des meilleures équipes défensives d’Afrique, très forte sur les coups de pied arrêtés et les duels aériens, justement les domaines où le Portugal a des difficultés. Beaucoup pensent que Colombie sera le match qui définira la Coupe du monde portugaise. La vraie question, c’est plutôt combien de buts le Portugal pourra marquer contre la RDC. »

@Pujannn_7, suivi par plusieurs comptes football internationaux, va plus loin encore : « Le Congo est le Getafe du football africain. La meilleure défense. L’Ouzbékistan avec Khusanov et Shomurodov est aussi sérieux. Et il y a la Colombie. Le Portugal devra être à son meilleur niveau ne serait-ce que pour passer la phase de groupes. »

Le compte @TheK_Nox, certifié, ajoute : « Cette équipe portugaise joue mieux contre les grosses équipes que contre celles qu’elle devrait battre confortablement. Les blocs bas sont leur kryptonite. »

@Knucklereborn, supporter portugais : « Ils sont incroyablement sous-évalués. On les pense mauvais juste parce qu’ils sont passés par un barrage. L’attaque manque mais défensivement ils sont solides. »

@TheEuroLadPack, qui a regardé le match : « Le Congo est un monstre défensif. Offensivement, en revanche, c’est plus mince. Je vois bien que ce match Portugal contre Congo soit l’un des plus frustrants pour le Portugal s’ils restent à zéro tard dans la partie. »

Toutes les réactions ne sont pas inquiètes. Le compte @trevormartins11 tempère : « Le Danemark a touché le poteau et raté une grosse occasion dans les dix minutes que j’ai regardées. Je ne suis pas inquiet. Le Portugal trouvera un moyen. » Quant à @cautiousomar, il rappelle un point souvent oublié : « Ce sont des matchs de préparation. Les joueurs sont à 50 pour cent. Il ne faut pas en tirer trop de conclusions. »

Ce que cette peur dit de la RDC

À l’échelle de la communication sportive, cette inquiétude portugaise vaut plus que beaucoup de communiqués de la Fédération congolaise de football. La République démocratique du Congo arrive à son premier Mondial depuis 1974 dans un climat où ses adversaires l’attendent désormais, là où, il y a encore quelques mois, elle était traitée comme une simple bénéficiaire des barrages intercontinentaux. La séquence Sébastien Desabre, sélectionneur français qui a structuré la défense, et la qualification arrachée en avril dernier face à la Jamaïque, ont rebattu les cartes.

L’arrivée des Léopards à Houston pour préparer le match du 17 juin, avec leur base d’entraînement déjà identifiée au SaberCats Stadium, devra confirmer ce qui n’est encore, à Liège, qu’une promesse. Le zéro à zéro contre le Danemark n’est pas une victoire. C’est néanmoins un signal que les murs défensifs congolais résistent, y compris contre un milieu européen de qualité élevée.

Un capital symbolique à transformer

Le 17 juin, à 13 heures à Houston, le Portugal saura ce qu’il en est. D’ici là, le bruit de la peur portugaise est devenu, pour la République démocratique du Congo, un capital symbolique inattendu. Reste à le transformer en buts.

Le calendrier du Groupe K se poursuivra le 23 juin à Guadalajara, avec Colombie contre RDC à l’Estadio Akron, puis le 27 juin à Atlanta, avec RDC face à l’Ouzbékistan au Mercedes-Benz Stadium. Trois matchs pour confirmer ou non que ce que les Portugais commencent à craindre n’est pas une illusion d’optique.

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B
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