Les Léopards ont fait trembler l'Angleterre, mais l'équipe est faite de binationaux formés en Europe. Derrière l'exploit, l'audit d'un football domestique sans stades, sans championnat stable, sans formation : que reste-t-il vraiment du football congolais ?
À peine sortis du Mondial, les Léopards ont déjà un cap. Dès septembre, les éliminatoires de la CAN 2027 les attendent, dans un groupe à leur portée, avec un objectif clair, finir dans les deux premiers.
Vingt des vingt-six Léopards du Mondial sont nés hors de la RD Congo. Derrière ce chiffre, une stratégie patiente de recrutement dans la diaspora, portée par les joueurs eux-mêmes.
À 28 ans, le latéral de West Ham a disputé chaque minute du premier Mondial de la RD Congo depuis 1974. Un sauvetage sur sa ligne devant Marcus Rashford aura résumé un tournoi où la défense congolaise a longtemps tenu, avant de céder face à l'Angleterre en seizièmes de finale.
Après l'élimination des Léopards face à l'Angleterre en seizièmes de finale, le technicien français a appris le décès de son père lorsqu'un officiel de la délégation congolaise l'a annoncé pendant la conférence de presse d'après-match. Il a quitté la salle.
16 novembre 2025, Rabat. 31 mars 2026, Guadalajara. 17 juin 2026, Houston. Trois moments pour comprendre les vingt-six Léopards qui ramèneront la RDC à la Coupe du monde, cinquante-deux ans après le Zaïre 1974. BETO les présente un par un. Pas leurs statistiques. Leurs vies, leurs villes, leurs choix.
Quatre jours après la qualification historique, la RDC bascule vers l'Angleterre. Récupération, gestion de l'effectif et vestiaire tourné vers le seizième de finale de mercredi (coup d'envoi à 17h00, heure de Kinshasa).
Né à Croydon, ancien international anglais des moins de 21 ans, le latéral des Léopards retrouve mercredi 1er juillet à Atlanta le pays de sa naissance.
Menés 0-1, 60 % de possession sans but, puis trois réalisations en vingt et une minutes : la remontée des Léopards face à l'Ouzbékistan racontée par les chiffres.