RDC : le LGD de Matata Ponyo s’alarme et appelle à rejoindre le « Pacte pour la paix »
RDC : le LGD de Matata Ponyo s’alarme et appelle à rejoindre le « Pacte pour la paix »
AFP
Dans une déclaration rendue publique ce vendredi 13 juin, le parti Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD), accompagné de ses alliés, dresse un tableau « sombre » de la situation que traverse la République démocratique du Congo. Il appelle le pays à adhérer au « Pacte pour la paix », une initiative conjointe de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC).
Pour le parti de Matata Ponyo, cette initiative portée par les autorités religieuses représente la « seule issue » à la crise multiforme qui secoue la RDC et la région des Grands Lacs. En revanche, il rejette la récente proposition de Martin Fayulu de créer un « camp pour la patrie », après sa rencontre avec le président Félix Tshisekedi.
Le LGD prend acte du ralliement de la plateforme Lamuka à l’Union sacrée de la nation (USN) et juge que la démarche de Martin Fayulu contribue à « préparer le lit de la balkanisation » du pays.
La formation politique de l’ancien Premier ministre s’en prend également au Vice-Premier ministre et ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba, dont elle critique la récente sortie médiatique. Le LGD qualifie ses propos d’« inappropriés » et estime qu’ils menacent l’unité nationale en attisant les tensions à des fins purement politiques.
Autre sujet d’indignation : le détournement présumé de 7 millions de dollars au sein du Conseil supérieur de la magistrature, fonds destinés au paiement des salaires de nouveaux magistrats. Le LGD exige l’ouverture d’une enquête judiciaire pour faire toute la lumière sur cette affaire et sanctionner les responsables.
Le parti dénonce par ailleurs les démolitions arbitraires de maisons à Kinshasa, menées sans respect des procédures légales. Il s’inquiète aussi de la montée des braquages et cambriolages, révélatrice selon lui de la défaillance de l’autorité de l’État. À cela s’ajoutent des arrestations illégales d’officiers militaires, qu’il qualifie d’injustes et contraires à l’État de droit.
Enfin, le LGD rejette catégoriquement l’arrêt rendu le 20 mai dernier par la Cour constitutionnelle, qui a condamné Matata Ponyo à 10 ans de travaux forcés. Le parti qualifie cette décision d’« inique et arbitraire ».
Silas MUNGINDA
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