RDC : le Sénat donne son feu vert à huit projets de ratification pour propulser la transformation du pays
RDC : le Sénat donne son feu vert à huit projets de ratification pour propulser la transformation du pays
AFP
Le processus législatif autour des grands accords de financement internationaux franchit une nouvelle étape en République démocratique du Congo. Le Sénat a adopté ce jeudi 12 juin, en seconde lecture, huit projets de loi de ratification d’accords de prêt présentés par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, entérinant ainsi une séquence politique cruciale pour la modernisation du pays.
Après l’Assemblée nationale, cette approbation par la chambre haute du Parlement marque un consensus institutionnel fort autour du Programme d’Actions du Gouvernement (PAG) et de la vision portée par le Président de la République, Félix Tshisekedi, rapporte la cellule de communication du ministère des Finances.
Le montant global des accords s’élève à plus de deux milliards de dollars américains. Loin de n’être de simples appuis budgétaires, ces financements, apprend-on, sont conçus comme des leviers de transformation structurelle, au service d’un État plus stratège, plus efficace et résolument tourné vers l’avenir.
Parmi les projets phares ratifiés :
Un appui budgétaire direct de 600 millions USD, conditionné à la mise en œuvre de dix réformes institutionnelles majeures, visant à renforcer la gouvernance et la transparence ;
Le Projet AGREE, pour l’amélioration de l’accès à l’eau et à l’électricité, mobilisant plus de 675 millions USD, cofinancés par l’IDA, l’AFD et le Fonds Vert pour le Climat ;
Le développement du barrage Inga 3, projet emblématique du potentiel énergétique congolais, à hauteur de 250 millions USD ;
Le Projet d’Appui à la Transformation Numérique (PATN), soutenu par l’AFD, pour connecter, former et intégrer 30 millions de Congolais dans l’économie numérique ;
Des projets urbains résilients, dont le PRIUR pour Kinshasa et Kalemie, et le Projet Ville Durable pour Boma, financés par l’Union européenne.
Réformes de rupture et responsabilité institutionnelle

Lors des débats parlementaires, le ministre Doudou Fwamba a défendu une logique de réformes de rupture, entamée depuis avril 2024. Celles-ci concernent notamment la modernisation de l’administration publique, le renforcement de la discipline budgétaire, et l’assainissement du climat des affaires, en vue d’attirer des investissements durables.
L’adhésion large observée au sein des deux chambres illustre une volonté partagée de dépasser les clivages politiques pour accompagner une trajectoire de réforme ambitieuse, structurée autour de résultats concrets.
La promulgation attendue de ces textes par le Chef de l’État scellera non seulement cette étape parlementaire, mais consacrera également une démarche politique assumée : celle de transformer les instruments de coopération en outils de souveraineté économique, de justice sociale, et de projection vers l’avenir.
Dans un environnement régional et international en mutation, la RDC affirme ainsi sa capacité à dialoguer avec ses partenaires selon des termes rigoureusement encadrés, en alignant les financements extérieurs sur ses priorités stratégiques nationales.
Le pays entre dans un nouveau cycle de développement, fondé sur la responsabilité, la planification et l’impact social. En mobilisant des ressources importantes pour des projets à fort contenu transformationnel, la RDC confirme sa volonté de bâtir un avenir partagé, fondé sur la réforme, l’innovation et la solidarité.
Christian Okende
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