Politique RDC: l’état d’esprit de la population est marqué par l’annonce de la signature de l’accord de paix RDC-Rwanda (gouvernement)
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RDC: l’état d’esprit de la population est marqué par l’annonce de la signature de l’accord de paix RDC-Rwanda (gouvernement)

RDC: l’état d’esprit de la population est marqué par l’annonce de la signature de l’accord de paix RDC-Rwanda (gouvernement)
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 23 JUIN 2025 - 10:40 WAT · 2 min de lecture

Les discussions sur un éventuel accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, ainsi que les menaces de restrictions de visas américains à l’encontre des ressortissants congolais, ont alimenté les débats cette semaine à travers le pays. C’est ce qu’a rapporté le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, lors de la 48ᵉ réunion du Conseil des ministres, en présentant son rapport sur l’état du territoire national.

Selon ce rapport, la population congolaise a particulièrement réagi à l’information selon laquelle la signature d’un éventuel accord avec Kigali serait conditionnée au retrait préalable des troupes rwandaises du territoire congolais. Un sujet hautement sensible, surtout dans le contexte de l’insécurité persistante dans l’Est du pays.

Dans le même temps, les conclusions de la Conférence des gouverneurs de province tenue récemment à Kolwezi (Lualaba) ont également suscité des échanges soutenus au sein de l’opinion.

Concernant les craintes liées à l’inscription de la RDC sur la « liste orange » des pays africains potentiellement visés par des restrictions de visas vers les États-Unis, le Vice-Premier Ministre de l’Intérieur a affirmé avoir entamé des démarches. En collaboration avec la Ministre d’État aux Affaires étrangères, un cadre de concertation a été instauré avec l’ambassade des États-Unis afin d’approfondir la coopération sur cette question et éviter une détérioration des relations bilatérales.

Le rapport présenté a également dressé un tableau alarmant de la situation sécuritaire, notamment au Nord-Kivu. Entre le 9 mai et le 16 juin 2025, les zones sous occupation ont enregistré 289 cas d’assassinats et d’exécutions sommaires, 102 cas de viols, plus de 270 cas de tortures, sans compter les nombreuses disparitions, arrestations arbitraires, enrôlements forcés et pillages signalés.

Dans le cadre de la lutte contre le banditisme urbain, le ministre a évoqué les avancées de l’opération « Ndobo », en cours dans plusieurs provinces, avec des résultats jugés prometteurs.

Enfin, le rapport a abordé la gestion des catastrophes récentes et la surveillance accrue aux frontières, en lien avec la situation sécuritaire régionale.

Pierre Kabakila

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