Politique RDC : Tshisekedi balise la voie du Dialogue national avec la mise en place d’un Comité préparatoire
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RDC : Tshisekedi balise la voie du Dialogue national avec la mise en place d’un Comité préparatoire

La signature de cette ordonnance marque une nouvelle étape vers le Dialogue national. Félix Tshisekedi institue, sous son autorité, un Comité chargé d’engager les consultations préalables, de préparer la Commission préparatoire et de réunir les conditions nécessaires à la tenue du dialogue.

RDC : Tshisekedi balise la voie du Dialogue national avec la mise en place d’un Comité préparatoire
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 13 SEPTEMBRE 2026 - 15:07 WAT · 5 min de lecture

Sous son autorité, le président de la République, Félix Tshisekedi, a signé une ordonnance instituant un Comité d’organisation préliminaire chargé de préparer la mise en place de la Commission préparatoire du Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État. Cette décision marque une nouvelle étape vers la matérialisation du processus de dialogue annoncé par le chef de l’État.

Selon les dispositions de cette ordonnance, lue par sa porte-parole Tina Salama sur la RTNC, le Comité aura pour principale mission de prendre toutes les dispositions matérielles et logistiques et de mettre en œuvre les préalables jugés indispensables à la préparation et à la tenue du Dialogue national.

Il devra notamment favoriser des rencontres préalables avec les différentes composantes appelées à participer au processus, en vue de la mise en place de la Commission préparatoire du Dialogue.

Le Comité sera également chargé d’identifier les besoins matériels, financiers, techniques, sécuritaires, logistiques, communicationnels et protocolaires nécessaires aussi bien à l’installation de la Commission préparatoire qu’à la tenue proprement dite du Dialogue national.

Suivant les orientations du président Félix Tshisekedi, cette structure devra en outre établir les contacts nécessaires avec les partenaires nationaux et internationaux et proposer toute mesure susceptible de garantir une préparation « crédible et diligente » du Dialogue.

Un Comité placé directement sous l’autorité de Tshisekedi

Cette ordonnance précise que le Comité sera composé de personnalités désignées par le président de la République. Il comprendra un coordonnateur, un coordonnateur adjoint et des membres, tous nommés et, le cas échéant, relevés de leurs fonctions par le chef de l’État.

En fonction des besoins, Félix Tshisekedi pourra également adjoindre au Comité d’autres personnalités ou personnes-ressources dont l’expertise sera jugée nécessaire à l’accomplissement de sa mission.

Un Secrétariat technique composé de 11 experts, également désignés par le président de la République, sera rattaché au Comité. Il sera notamment chargé de préparer les réunions et la documentation de travail, de réaliser des études et analyses techniques, ainsi que d’élaborer les projets de termes de référence et de feuilles de route du processus.

Ce Secrétariat devra aussi centraliser et exploiter les contributions issues des consultations, rédiger les procès-verbaux et comptes rendus des réunions et assurer la conservation ainsi que l’archivage de la documentation liée aux préparatifs.

Le consensus privilégié dans les travaux

Le Comité se réunira sur convocation de son coordonnateur, qui fixera l’ordre du jour et présidera les réunions. En son absence ou en cas d’empêchement, cette responsabilité reviendra au coordonnateur adjoint.

L’ordonnance prévoit que les travaux privilégient la recherche du consensus. Le Comité pourra également entendre ou consulter toute personne physique ou morale dont l’expertise ou la contribution pourrait éclairer ses travaux.

Placée sous l’autorité directe du chef de l’État, cette structure devra régulièrement rendre compte de l’évolution de ses travaux à Félix Tshisekedi, par l’intermédiaire de son directeur de cabinet. Ces comptes rendus pourront prendre la forme de notes d’étape, de séances de briefing ou de rapports circonstanciés.

La mission du Comité couvrira toute la durée du processus et prendra fin avec la remise de son rapport final.

Des dépenses prises en charge par le Trésor public

Le fonctionnement du Comité et de son Secrétariat technique sera financé notamment par une dotation initiale, des subventions et d’autres allocations du Trésor public. Le cabinet du président de la République devra, pour sa part, assurer l’appui administratif, matériel, technique et logistique nécessaire, conformément au budget approuvé.

Les membres du Comité ainsi que les 11 experts du Secrétariat technique bénéficieront d’une allocation forfaitaire mensuelle. Le taux et les modalités de paiement seront déterminés par le directeur de cabinet du chef de l’État, après validation de ce dernier.

L’ordonnance impose par ailleurs aux membres du Comité, aux experts et à toute personne associée aux travaux des obligations de confidentialité, de réserve et de discrétion. Ils devront signer un accord de confidentialité avant leur entrée en fonction.

Avec cette ordonnance, le chef de l’État pose ainsi le cadre institutionnel des préparatifs du Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État. La prochaine étape majeure sera notamment la désignation des personnalités appelées à composer le Comité et le lancement des consultations préalables avec les différentes composantes.

Christian Okende

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B
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