Droits humains À Buhozi, un troisième mort cinq jours après l’attaque, aucun auteur désigné

À Buhozi, un troisième mort cinq jours après l’attaque, aucun auteur désigné

Blessé lors de l’incursion de la nuit du 19 octobre dans le groupement de Mudusa, territoire de Kabare, Chikuru Bagula est mort le 21 octobre à Bukavu. La société civile porte le bilan à trois morts et réclame des enquêtes indépendantes. Les assaillants ne sont toujours désignés que comme des hommes armés.

À Buhozi, un troisième mort cinq jours après l’attaque, aucun auteur désigné
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 24 OCTOBRE 2026 - 15:00 WAT · 2 min de lecture

Le bilan de l’attaque du village de Buhozi, dans le groupement de Mudusa, territoire de Kabare au Sud-Kivu, s’est alourdi à trois morts. Chikuru Bagula, blessé lors de l’incursion de la nuit du 19 octobre, est décédé le 21 octobre à l’Hôpital provincial général de référence de Bukavu.

L’annonce vient d’Elvis Namegabe, président de la Nouvelle Dynamique de la société civile pour Mudusa.

« Le bilan de l’incursion du 19 octobre 2026 s’alourdit et s’élève désormais à trois morts, » a déclaré Elvis Namegabe, président de la Nouvelle Dynamique de la société civile pour Mudusa.

Cinq jours, et toujours pas d’auteurs

C’est là que le dossier accroche. Cinq jours après les faits, les assaillants ne sont désignés que comme des « hommes armés ». Aucun groupe n’est nommé, aucune revendication n’est connue, et aucune autorité n’a publiquement attribué l’attaque. Plusieurs habitants ont été blessés par balles, sans décompte publié, et des biens ont été emportés selon la société civile.

Dans un territoire où les groupes armés sont identifiés et cartographiés depuis des années, cette absence de nom est en soi une information. Elle explique la demande formulée par la société civile, qui réclame des enquêtes « approfondies, indépendantes et transparentes » et des mesures urgentes de protection des civils.

Deux hommes tués par des habitants à Irambi-Katana

Le même territoire a connu un second épisode. Dans la soirée du mercredi 21 octobre, deux présumés voleurs ont été tués par des habitants à Irambi-Katana. La justice populaire prospère là où la protection manque, et le Kabare en donne deux illustrations en trois jours.

Ailleurs dans l’Est, le schéma se répète : à Djugu, en Ituri, six civils ont été enlevés et deux otages exécutés la semaine passée.

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