Un accord historique contre les Pandémies adopté sans vote par l’OMS, sur fond d’alerte sanitaire en RDC
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, ministres et corps médicaux du monde lors de l’Assemblée mondiale de la santé, à Genève. Crédit photo : AFP
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Le mardi 20 mai à Genève, l’Assemblée mondiale de la santé, organe décisionnel suprême de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a adopté sans vote un accord international sur la prévention et la lutte contre les pandémies. Ce texte, fruit de trois années de négociations intensives menées dans le sillage de la pandémie de COVID-19, marque une étape majeure vers une réponse sanitaire mondiale plus solidaire et mieux coordonnée.
L’accord, qualifié d’historique par plusieurs observateurs, ambitionne de combler les lacunes révélées par la crise du COVID-19, notamment les inégalités d’accès aux soins et la désorganisation des systèmes de santé. Il prévoit une série de mesures destinées à renforcer la préparation, la détection précoce et la réponse rapide aux menaces pandémiques. Les discussions à venir porteront sur le partage équitable des agents pathogènes et des bénéfices liés à leur utilisation, un point sensible qui cristallise encore des tensions entre pays du Nord et du Sud.
Une situation alarmante en RDC
Alors que la communauté internationale s’engage à mieux affronter les pandémies futures, la République démocratique du Congo (RDC) est confrontée à une situation sanitaire critique. Le Mpox, les infections sexuellement transmissibles (IST) et les violences basées sur le genre (VBG) continuent de frapper les populations vulnérables.
Plus inquiétant encore, les programmes de traitement du VIH sont menacés par une potentielle interruption du financement américain. Susan Kasedde, directrice de l’ONUSIDA en RDC, avertit : « Une rupture de financement aura un impact direct sur la survie des personnes vivant avec le VIH. »
Selon les dernières données de l’OMS, la RDC a enregistré environ 21 000 nouvelles infections par le VIH, dont 7 000 chez des enfants, et quelque 11 000 décès liés au sida. Le pays figure parmi ceux qui présentent les taux les plus faibles de prévention de la transmission mère-enfant, aggravant la situation des jeunes générations.
Entre espoir mondial et urgence locale
L’adoption de cet accord international symbolise une volonté politique forte de prévenir de nouvelles catastrophes sanitaires. Cependant, cette ambition mondiale doit aussi se traduire par un soutien accru aux pays déjà en difficulté. La situation en RDC rappelle que les crises ne sont pas que futures : elles sont déjà là, et exigent des réponses concrètes et immédiates.
Persi M