Société À Kinshasa, plaques bâchées et sens interdits défient jusqu’à l’autorité de Félix Tshisekedi
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À Kinshasa, plaques bâchées et sens interdits défient jusqu’à l’autorité de Félix Tshisekedi

Deux mois après que Félix Tshisekedi a menacé de limoger les ministres roulant à contresens ou aux plaques bâchées, la pratique persiste dans les cortèges officiels à Kinshasa.

À Kinshasa, plaques bâchées et sens interdits défient jusqu’à l’autorité de Félix Tshisekedi
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 8 JUILLET 2026 - 12:39 WAT · 2 min de lecture

À Kinshasa, la circulation à contresens et les plaques d’immatriculation dissimulées restent le fait de certains cortèges officiels, deux mois après l’avertissement lancé par le chef de l’État. Le 6 mai, lors d’une conférence de presse, Félix Tshisekedi avait pourtant menacé de renvoyer sur-le-champ tout membre du gouvernement pris en infraction.

Le président y était revenu sur une consigne déjà passée en Conseil des ministres. « J’ai déjà fait cette communication en Conseil des ministres concernant le fait d’emprunter les voies à sens contraire », avait-il rappelé, en visant l’ensemble des usagers, autorités comprises.

Il avait ensuite invité les Kinois à dénoncer les contrevenants. « La prochaine fois que vous en avez, veuillez bien noter la plaque et, si vous avez même vu le visage du ministre ou de la ministre, n’hésitez pas à me donner son nom et il va quitter le gouvernement immédiatement », avait averti Félix Tshisekedi. Sur la dissimulation des plaques, il avait été tout aussi direct: « Même le fait de bâcher les plaques est interdit. Ils ont été prévenus, ils le savent. »

Sur le terrain, la pratique perdure. Des automobilistes de la capitale continuent de signaler des véhicules aux plaques bâchées, souvent munis de gyrophares, qui remontent les files à contresens sans être inquiétés. Certaines de ces infractions sont le fait de membres du gouvernement, dont les véhicules portent normalement des plaques administratives.

Cette persistance interroge la portée de l’avertissement présidentiel. Aucun limogeage lié à ces infractions routières n’a été rendu public depuis le 6 mai, dans une capitale où la congestion a déjà justifié le renfort de l’armée en appui à la police de circulation, et où l’état des voiries et la croissance du parc automobile nourrissent un mécontentement quotidien.

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