Politique Accord de Doha : Bruxelles encourage Kinshasa et les M23 à « faire taire les armes »
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Accord de Doha : Bruxelles encourage Kinshasa et les M23 à « faire taire les armes »

Maxime Prévot, ministre belge des Affaires étrangères, devant la presse en février 2025 à Kinshasa © Primature RDC
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 25 AVRIL 2025 - 17:03 WAT · 3 min de lecture

La Belgique a salué jeudi l’accord de Doha, trouvé entre la République Démocratique du Congo et l’AFC/M23 pour œuvrer à la conclusion d’une trêve devant permettre l’instauration d’un cessez-le-feu dans l’est tourmenté du pays. Dans une annonce officielle, la Belgique dit encourager les parties au conflit à respecter leurs engagements à dialoguer et à faire taire les armes.

Dans cette perspective, Bruxelles a annoncé une mission cruciale du vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement belge, Maxime Prévot, qui se rendra en Afrique centrale à partir de ce vendredi 25 au 29 avril 2025 pour poursuivre les efforts diplomatiques de la Belgique afin de contribuer à une solution durable au conflit dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

« La situation y reste extrêmement précaire et la population locale en paie le prix tous les jours. Il y a urgence d’agir. Les violences et l’impact humanitaire subis par les civils, en premier lieu les femmes et les enfants, sont intolérables », a détaillé Bruxelles.

Prévot portera les messages de la Belgique auprès des pays qui, selon le communiqué, ont un rôle essentiel à jouer pour mettre fin au conflit et bâtir la paix. Il se rendra ainsi successivement en Ouganda, au Burundi et en République démocratique du Congo. Après la rupture des relations diplomatiques décidée par le Rwanda, Bruxelles a annoncé qu’une visite à Kigali n’est plus possible à ce stade.

À l’en croire, durant ses rencontres, le Ministre Prévot va rappeller aussi que le positionnement belge vis-à-vis du conflit à l’Est de la RDC restera ancré dans le respect du droit international, des droits humains et de l’Etat de droit. « La Belgique n’a pas d’autre agenda et ne cherche pas à favoriser l’une ou l’autre partie prenante dans son action diplomatique. Chaque pays et acteurs concernés ont des responsabilités spécifiques dans la crise et sont donc appelés à jouer un rôle pour participer à une solution durable », a indiqué Bruxelles.

Cette visite intervient dans contexte d’un tournant majeur dans la crise qui secoue l’Est du pays. Kinshasa et les M23 ont décidé d’engager le pays sur la voie de dialogue sincère pour la paix définitive. Sur les lignes de front opérationnel, un calme précaire semble dorénavant gagner du terrain.

Serge SINDANI

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