Un vaccin enfin testé contre la souche qui tue en RDC, et l’essai commence à Bunia
L’étude clinique du vaccin MATUMAINI contre la souche Bundibugyo a été lancée le 23 octobre à Bunia, pour six mois et sur la base du volontariat. C’est contre cette souche, celle de l’épidémie en cours, qu’aucun vaccin n’est homologué : l’Ervebo déployé jusqu’ici vise la souche Zaïre.
Un vaccin enfin testé contre la souche qui tue en RDC, et l’essai commence à Bunia
AFP
L’étude clinique du vaccin MATUMAINI contre la souche Bundibugyo du virus Ebola a été lancée officiellement le vendredi 23 octobre à Bunia, chef-lieu de l’Ituri. La cérémonie était présidée par le gouverneur de la province.
L’enjeu tient en une phrase : la souche qui frappe le pays est précisément celle contre laquelle aucun vaccin homologué n’existe.
Le vide que cet essai vient combler
Le vaccin déployé jusqu’ici en RDC, l’Ervebo, est homologué contre la souche Zaïre, pas contre le Bundibugyo. Le comité d’experts de l’Organisation mondiale de la santé a jugé le 19 août que son efficacité contre le Bundibugyo demeure inconnue et qu’il ne doit servir que dans un protocole de recherche.
Une recherche sur l’usage de l’Ervebo contre le Bundibugyo est déjà en cours en Ituri. L’essai MATUMAINI s’y ajoute et doit évaluer plusieurs vaccins contre cette souche, selon l’investigateur principal, le docteur Hugo Kavunga.
Six mois, sur la base du volontariat
L’étude est prévue pour six mois. Elle est présentée comme volontaire et concerne notamment des personnes ayant été en contact avec des malades. Elle doit recueillir des données sur la sécurité du vaccin et sur sa capacité à déclencher une réponse immunitaire.
Le gouverneur de l’Ituri, le général Gaby Kasongo Mulumba, a appelé les leaders communautaires à sensibiliser leurs membres et à « combattre les rumeurs », en favorisant un dialogue permanent entre les communautés, les équipes sanitaires et les chercheurs.
Ce que l’annonce ne précise pas
Le nombre de participants visé, les critères d’inclusion et les sites de l’essai au-delà de Bunia ne sont pas communiqués. Le promoteur, le bailleur et les partenaires scientifiques ne sont pas nommés, pas plus que le comité d’éthique ayant validé le protocole.
Les autres vaccins évalués dans l’étude ne sont pas identifiés, et les dates de début effectif de la vaccination et de fin de l’étude ne sont pas données.
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