RDC: la C64 veut des résultats vérifiables à Doha et la relance de la facilitation Angola-Togo
Le volet diplomatique de la déclaration de Rome fixe quatre critères au processus de Doha, exige l’application de la résolution 2773 sur le retrait des troupes étrangères et conditionne les bénéfices de l’accord de Washington au respect de l’article 220. La coalition appelle à relancer la facilitation africaine.
RDC: la C64 veut des résultats vérifiables à Doha et la relance de la facilitation Angola-Togo
AFP
La Coalition pour la défense de l’article 64 demande que le processus de Doha soit coordonné et produise des résultats vérifiables, et exige l’application de la résolution 2773 du Conseil de sécurité. C’est le volet diplomatique de la déclaration de son présidium, lue par Delly Sesanga à Rome le 27 octobre 2026.
Le texte part d’un constat : il n’existe pas d’issue militaire à la crise. La coalition appelle à des discussions avec toutes les parties au conflit pour mettre fin à l’escalade militaire et à la crise humanitaire.
Quatre critères pour juger Doha
La C64 énumère ce qu’elle attend du processus qatari : respect du cessez-le-feu, contrôle crédible de son application, protection des civils et accès humanitaire. Quatre critères, donc, pour mesurer des résultats qu’elle veut vérifiables.
Elle estime venu le temps d’intégrer les aspects liés à la gouvernance, envisagés dans les six protocoles additionnels de Doha, dans le cadre du dialogue national inclusif. Le Qatar avait fait appel au Dialogue Advisory Group dans les pourparlers entre Kinshasa et le M23.
Résolution 2773 : le retrait des troupes étrangères
La coalition exige l’application de la résolution 2773, qui recommande notamment le retrait des troupes étrangères du territoire national. Dix-neuf mois après son adoption, l’inventaire de ce qui a été exécuté reste partiel.
L’accord de Washington, conditionné à l’article 220
Sur l’accord de Washington, la C64 adopte une formulation qui vise autant Kinshasa que la partie américaine. Elle affirme que les engagements stratégiques qui en découlent seront préservés et bénéfiques aux États-Unis comme à la RDC, mais au prix de la stabilité, d’un bon climat des affaires et de la lutte contre la corruption, et par des dirigeants « légitimement élus » conformément à la Constitution du 18 février 2006, dans le respect de l’article 220.
La coalition adresse ainsi aux partenaires étrangers le même argument constitutionnel qu’elle oppose au pouvoir à Kinshasa.
Relancer la facilitation africaine
La C64 appelle enfin à la relance de la facilitation africaine conduite par l’Angola et le Togo, autour de la médiation de la CENCO et de l’ECC, pour articuler les démarches en cours avec les efforts internationaux.
Elle demande que les engagements pris soient assortis d’un calendrier et de mécanismes de vérification précis. Les deux Églises citées se sont retirées du débat public depuis la mi-septembre.
Rédaction
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