Santé Ebola : à Bunia, un essai clinique teste deux traitements contre la souche Bundibugyo
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Ebola : à Bunia, un essai clinique teste deux traitements contre la souche Bundibugyo

Les premiers patients reçoivent des traitements expérimentaux dans l'essai PARTNERS, lancé le 3 juillet à Bunia (Ituri) et parrainé par l'OMS. Il compare l'anticorps MBP134 et le remdésivir à des soins optimisés, contre une souche sans vaccin ni traitement homologué.

Ebola : à Bunia, un essai clinique teste deux traitements contre la souche Bundibugyo
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 6 JUILLET 2026 - 09:49 WAT · 2 min de lecture

Les premiers patients ont commencé à recevoir des traitements expérimentaux contre Ebola dans le cadre d’un essai clinique lancé jeudi 3 juillet à Bunia, en Ituri, épicentre de l’épidémie. Baptisé PARTNERS et parrainé par l’Organisation mondiale de la santé, l’essai doit déterminer si deux molécules améliorent la survie des malades atteints de la souche Bundibugyo, pour laquelle il n’existe à ce jour ni vaccin ni traitement homologué.

L’étude compare l’anticorps monoclonal MBP134, du laboratoire Mapp Biopharmaceutical, et l’antiviral remdésivir, de Gilead Sciences, à des soins de soutien optimisés. Les patients éligibles peuvent recevoir l’un des deux produits, les deux, ou les soins de soutien seuls. Femmes enceintes, femmes allaitantes et enfants sont admis à participer, des groupes longtemps écartés de la recherche en situation d’épidémie alors qu’ils figurent parmi les plus exposés. Le critère principal est la mortalité vingt-huit jours après l’inclusion.

L’essai est conduit par un consortium associant l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), l’organisation médicale ALIMA, l’université d’Oxford et l’OMS, sous la direction nationale du médecin-chercheur Placide Mbala Kingebeni. Il est conçu comme une plateforme adaptative : le recrutement pourra se poursuivre lors de futures épidémies si celle-ci s’achève avant d’avoir réuni assez de participants. « Cet essai offre un réel espoir », a estimé le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, y voyant la possibilité de « résultats concrets pour et avec les communautés au cœur de l’épidémie ».

L’épidémie, la dix-septième déclarée en RDC, a fait plus de 500 morts et infecté près de 1 600 personnes en RDC et en Ouganda voisine, ce qui en fait la plus vaste jamais causée par le virus Bundibugyo. La transmission reste intense en Ituri, où les centres de traitement peinent à absorber l’afflux. La riposte se heurte à des attaques contre ses équipes, à des actes de vandalisme et à l’insécurité : les autorités sanitaires suivent près de 12 000 contacts dans les provinces touchées.

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B
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