Santé Ebola en RDC : 1 460 cas confirmés et 447 décès au 1er juillet, l’Ituri toujours épicentre
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Ebola en RDC : 1 460 cas confirmés et 447 décès au 1er juillet, l’Ituri toujours épicentre

Dans son rapport de situation arrêté au 1er juillet et publié le 2 juillet, l'INSP fait état de 1 460 cas confirmés et 447 décès, soit 54 cas et 9 décès de plus en vingt-quatre heures. La létalité globale s'établit à 30,6 %, en léger recul. L'Ituri concentre l'épidémie de la souche Bundibugyo, contre laquelle il n'existe aucun vaccin homologué, tandis que le nombre de guéris atteint 213.

Ebola en RDC : 1 460 cas confirmés et 447 décès au 1er juillet, l’Ituri toujours épicentre
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 2 JUILLET 2026 - 10:34 WAT · 3 min de lecture

BUNIA. L’épidémie d’Ebola qui frappe le nord-est de la République démocratique du Congo a franchi un nouveau palier. Selon le rapport de situation de l’Institut national de santé publique (INSP), arrêté au 1er juillet et publié le lendemain, le pays compte 1 460 cas confirmés et 447 décès, soit 54 cas et 9 décès supplémentaires en vingt-quatre heures. La létalité globale s’établit à 30,6 %, en léger recul par rapport à la veille.

Trois provinces restent touchées. L’Ituri, épicentre, concentre l’essentiel de l’épidémie avec 24 zones de santé affectées, de Bunia à Nia-Nia. Le Nord-Kivu, placé sous surveillance prioritaire, compte 11 zones de santé, dont Beni et Butembo. Le Sud-Kivu demeure marginalement atteint, avec 3 cas confirmés et 1 décès dans la seule zone de Miti-Murhesa. Les 54 nouveaux cas enregistrés le 1er juillet l’ont été en Ituri et au Nord-Kivu.

L’épidémie, la 17e déclarée dans le pays et officialisée le 15 mai, est due au virus Bundibugyo, une souche rare contre laquelle il n’existe à ce jour ni vaccin homologué ni traitement spécifique. Le vaccin Ervebo, employé lors des flambées précédentes dans l’Est, ne cible que la souche Zaïre. La riposte repose donc sur des mesures éprouvées : détection précoce, isolement, recherche des contacts, enterrements sécurisés et engagement des communautés. L’OMS conduit aussi, avec la RDC et l’Ouganda, des essais cliniques de traitements candidats.

La prise en charge enregistre des résultats jugés encourageants. L’INSP recense 213 personnes guéries, dont 21 sur les dernières vingt-quatre heures (19 en Ituri, 2 au Nord-Kivu). « Il est possible de survivre à l’Ebola causé par le virus Bundibugyo grâce à des soins médicaux de qualité, et certaines personnes ici, en Ituri, se sont déjà rétablies. Se faire soigner rapidement fait toute la différence », a souligné le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Le directeur général de l’INSP, Dieudonné Mwamba Kazadi, avait salué les premières guérisons dans des termes voisins : « C’est une victoire qui mérite d’être célébrée. C’est un message fort qui montre qu’il est possible de se remettre d’Ebola lorsqu’on se fait soigner rapidement dans un établissement de santé spécialisé. » Le suivi des contacts, indicateur clé du contrôle de la chaîne de transmission, atteint 82,7 % dans les trois provinces : 220 nouveaux contacts ont été listés et 204 ont achevé leur période de surveillance de 21 jours. Les autorités préparent l’extension des capacités de prise en charge à Nizi, Nyankunde et Bunia.

Cette consolidation reste fragilisée par l’insécurité et la défiance d’une partie de la population. Dans la nuit du 30 juin, le centre de traitement de Bafwabango, à Nia-Nia dans le territoire de Mambasa, a été saccagé après le décès d’un patient, faisant deux morts. Deux malades confirmés positifs et sept cas suspects ont profité du désordre pour s’enfuir, faisant redouter une dissémination du virus. Pour freiner la propagation, les autorités provinciales de l’Ituri ont adopté, le 29 juin, un arrêté imposant de nouvelles mesures barrières. Le numéro vert 151 demeure activé pour tout symptôme suspect.

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B
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