Ebola : l’OMS lance en RDC un essai clinique de deux antiviraux contre la souche Bundibugyo
Face à une épidémie qui gagne du terrain dans l'est de la RDC, l'Organisation mondiale de la santé passe à l'offensive thérapeutique. Elle lance un essai clinique de deux traitements expérimentaux, le MBP134 et le remdesivir, contre la souche Bundibugyo du virus Ebola. L'annonce a été faite le 24 juin. L'essai devait démarrer dès la semaine suivante. L'enjeu est simple : réduire la mortalité.
Ebola : l’OMS lance en RDC un essai clinique de deux antiviraux contre la souche Bundibugyo
AFP
Face à une épidémie qui gagne du terrain dans l’est de la RDC, l’Organisation mondiale de la santé passe à l’offensive thérapeutique. Elle lance un essai clinique de deux traitements expérimentaux, le MBP134 et le remdesivir, contre la souche Bundibugyo du virus Ebola. L’annonce a été faite le 24 juin. L’essai devait démarrer dès la semaine suivante. L’enjeu est simple : réduire la mortalité.
Deux antiviraux, une souche sans vaccin homologué
L’essai vise à mesurer l’efficacité des deux molécules, administrées seules ou en combinaison, pour faire baisser la létalité chez les malades. Il est piloté par l’OMS avec l’Institut national de recherche biomédicale, l’ONG ALIMA et l’Université d’Oxford. La souche en cause, Bundibugyo, ne dispose pas du même arsenal vaccinal et thérapeutique que la souche Zaïre, mieux connue. C’est ce qui rend cette épidémie différente des précédentes, et la recherche plus urgente.
Le patron de l’agence onusienne a défendu cette étape. « Nous pourrions sauver beaucoup plus de vies grâce à ces traitements », a affirmé Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS. Il a aussi voulu souligner une inflexion. « Il est encourageant de constater que, cinq semaines après la déclaration de l’épidémie, la riposte s’est considérablement renforcée », a-t-il ajouté. Le compte, lui, reste lourd. « Nous comptons désormais 1 094 cas confirmés, dont 277 décès. L’épidémie continue de progresser rapidement », a précisé le directeur général, sur la foi des données arrêtées au 25 juin.
Une course entre la riposte et le virus
La difficulté n’est pas seulement médicale. Elle est logistique et sécuritaire. L’épidémie progresse plus vite que la riposte, freinée par l’insécurité, un accès humanitaire limité et un suivi des contacts insuffisant. Une centaine de guérisons ont été enregistrées, mais près de quatre-vingts soignants ont été infectés. Les traitements testés pourraient changer la donne. Encore faut-il pouvoir les administrer à temps, là où les centres brûlent et où les équipes travaillent sous tension.
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