Économie Ebola : l’épidémie pourrait coûter plus d’un milliard de dollars à la RDC
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Ebola : l’épidémie pourrait coûter plus d’un milliard de dollars à la RDC

Selon une évaluation du PNUD, l'épidémie d'Ebola pourrait amputer l'économie congolaise de plus d'un milliard de dollars, détruire 55 000 emplois et faire basculer 985 000 personnes dans la pauvreté.

Ebola : l’épidémie pourrait coûter plus d’un milliard de dollars à la RDC
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 6 JUILLET 2026 - 09:52 WAT · 2 min de lecture

L’épidémie d’Ebola pourrait amputer l’économie de la République démocratique du Congo de plus d’un milliard de dollars et faire basculer près d’un million de personnes supplémentaires dans la pauvreté, selon une évaluation du Programme des Nations unies pour le développement. Déclarée le 15 mai, l’épidémie constitue « une urgence de développement complexe » plutôt qu’une simple crise médicale localisée, écrit l’agence dans un rapport publié cette semaine.

Le PNUD estime que l’épidémie pourrait réduire la production économique congolaise d’environ 1,6 %, détruire 55 000 emplois et précipiter 985 000 personnes supplémentaires dans la pauvreté. En détournant des ressources des services de santé courants, elle pourrait aussi contribuer à 2 520 décès de nourrissons supplémentaires sans lien direct avec le virus. L’économie congolaise pesait environ 91 milliards de dollars en 2025, selon la Banque mondiale.

Les effets déborderaient les frontières. Même si la transmission reste largement circonscrite à la RDC et à l’Ouganda, l’Afrique pourrait perdre 2,37 milliards de dollars de production à cause des perturbations du commerce, des retards de transport et du durcissement des contrôles aux frontières, un montant qui pourrait atteindre 3,6 milliards en cas de chocs supplémentaires. « Ebola ne s’arrête pas à la porte de l’hôpital », a averti Ahunna Eziakonwa, sous-secrétaire générale des Nations unies et directrice régionale du PNUD pour l’Afrique, énumérant les « moyens de subsistance, l’éducation, la sécurité alimentaire, le commerce, les finances publiques et la confiance » comme autant de domaines affectés.

L’essentiel des dégâts viendrait des perturbations des transports, du commerce informel, de l’investissement et de la confiance des consommateurs, plus que des effets directs de la maladie. Les femmes en supporteraient une part disproportionnée, car elles dominent le petit commerce transfrontalier tout en assurant les soins. Le rapport rappelle que la riposte se déploie dans une région où opèrent plus de 260 groupes armés et où 5,8 millions de personnes sont déplacées.

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B
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