Ebola : 3 349 morts et 6 942 cas confirmés en RDC au 9 septembre
Le rapport de situation 118 de l’INSP, arrêté au 9 septembre 2026, porte le bilan national à 6 942 cas confirmés et 3 349 décès, soit une létalité de 48,2 %. Le suivi des contacts recule à 84,4 %, sous le seuil opérationnel de 85 %.
Ebola : 3 349 morts et 6 942 cas confirmés en RDC au 9 septembre
AFP
L’épidémie de maladie à virus Ebola a fait 3 349 morts pour 6 942 cas confirmés en République démocratique du Congo au 9 septembre, selon le rapport de situation numéro 118 de l’Institut national de santé publique, publié le 10 septembre. À cette date, la létalité s’établit à 48,2 %.
La journée du 9 septembre a enregistré 99 nouvelles confirmations : 47 en Ituri, 46 au Nord-Kivu et 6 au Haut-Uélé. Vingt-neuf de ces malades étaient déjà morts au moment du prélèvement, hors de toute structure de prise en charge. Dix autres décès sont survenus en centre de traitement, portant le total de la journée à 39. Trente-six patients ont été déclarés guéris, dont 32 en Ituri, pour un cumul de 1 647 guérisons, et 823 personnes restaient en isolement.
Le suivi des contacts tombe à 84,4 %, sous le seuil opérationnel
Sur les 23 630 contacts inscrits au suivi ce 9 septembre, 19 945 ont été vus, soit 84,4 %. Le taux passe sous le seuil opérationnel de 85 % et recule par rapport aux 86,5 % de la veille. L’INSP qualifie le suivi de « sous optimal dans 4 provinces sur les 5 » qui comptent des contacts actifs : 83,6 % en Ituri, 83,5 % à la Tshopo, 80,3 % au Bas-Uélé et 79,7 % au Haut-Uélé. Seul le Nord-Kivu la dépasse, à 86,1 %.
Le dispositif de détection a reçu 1 941 alertes, dont 1 666 ont pu être vérifiées, soit 85,8 %. Les 386 validées comme cas suspects ont toutes été investiguées, et 205 ont été transférées vers un centre de transit ou de traitement.
Le Nord-Kivu fournit 46 des 99 nouveaux cas, ses centres à 132 %
L’Ituri demeure l’épicentre avec 5 508 cas et 2 501 décès, soit 79,3 % du cumul national et une létalité de 45,4 %. Mais le Nord-Kivu a fourni 46,5 % des confirmations des dernières vingt-quatre heures, presque autant que l’Ituri, un rapprochement déjà mesuré le 6 septembre. La province totalise 1 139 cas et 725 décès, une létalité de 63,7 %, et ses structures accueillaient 291 malades pour 220 lits, soit 132,2 % d’occupation, contre 287 malades la veille. L’épidémie touche 61 zones de santé sur les 151 des six provinces affectées. Aucune nouvelle zone n’a été atteinte en vingt-quatre heures.
Un centre de 42 lits ouvert à Kisangani, 24 cas dans la Tshopo
La Tshopo, qui compte 24 cas confirmés et 9 décès, a mis en service le 10 septembre un centre de traitement de 42 lits, dont 22 pour les cas confirmés, construit par Médecins sans frontières au quartier Meteo, à Kisangani. Les malades y étaient jusque-là isolés dans une structure provisoire de l’hôpital du Cinquantenaire. Les autorités provinciales disent avoir associé les communautés pour éviter les incendies de centres et les évasions rapportés en Ituri et au Nord-Kivu.
« La population doit casser toutes les attitudes qui ne marchent pas pendant une épidémie, notamment le déni, la résistance et l’agression vis-à-vis des prestataires de la riposte », a déclaré le ministre provincial de la Santé, Simon Bokongo, cité par Actualite.cd. Le ministre provincial de la Sécurité, Bayaka Asumani, a ajouté que « la police et l’armée sont mobilisées et intégrées pour qu’on n’attaque pas les prestataires ».
Dans cette province, 1 779 personnes ont été vaccinées sur 11 000 travailleurs et prestataires de première ligne ciblés, soit 16,2 %, avec 4 500 doses reçues pour 11 000 demandées. Cette épidémie est due à la souche Bundibugyo, contre laquelle aucun vaccin n’est homologué : l’Ervebo, déployé dans la riposte, ne cible que la souche Zaïre. La riposte repose sur la détection, l’isolement et le suivi des contacts, et s’appuie depuis le 4 septembre sur un plan révisé de 1,3 milliard de dollars sur 180 jours.