Ebola en RDC : bilan arrêté au 6 août à 4 120 cas et 1 887 décès, le ministère lie les lits vacants aux malades qui restent dans la communauté
Le point de situation arrêté au 6 août, diffusé dans la nuit du 8 au 9 août, maintient le bilan de la 17e épidémie à 4 120 cas confirmés et 1 887 décès dans 53 zones de santé. Le ministère de la Santé explique les capacités d'accueil encore libres par des malades qui restent dans la communauté et n'arrivent qu'à un stade avancé.
Ebola en RDC : bilan arrêté au 6 août à 4 120 cas et 1 887 décès, le ministère lie les lits vacants aux malades qui restent dans la communauté
AFP
Le ministère de la Communication et Médias a diffusé dans la nuit du samedi 8 au dimanche 9 août, à 1 h 10, le point de situation de la 17e épidémie de maladie à virus Ebola arrêté au 6 août : « 4 120 cas confirmés, dont 810 guérisons et 1 887 décès. 721 patients sont en isolement ou hospitalisés. » L’épidémie reste établie dans 53 zones de santé de cinq provinces, l’Ituri concentrant 86,5 % des cas cumulés, et le suivi des contacts atteint 83,7 %. L’Institut national de santé publique n’a pas mis en ligne de rapport postérieur au n°082, arrêté au 4 août. La létalité globale ressort à 45,8 %, taux provisoire qui se situe dans la fourchette de 30 à 50 % attribuée historiquement à la souche Bundibugyo.
Le ministère de la Santé avait exposé le 7 août ce qui, selon lui, entretient la transmission : « La maladie à virus Ebola reste présente dans certaines communautés, alors que plusieurs centres de prise en charge disposent encore de capacités d’accueil. Cette situation s’explique notamment par le fait que certains malades restent dans la communauté et ne sont orientés vers les structures de santé qu’à un stade avancé. » Il ajoute que « les décès communautaires compliquent le suivi des contacts et augmentent les possibilités de transmission ». Ces places disponibles cohabitent avec une géographie inverse, celle des centres de traitement saturés du Nord-Kivu, province où la chaîne logistique manque d’ambulances et de corbillards.
Six zones de santé portent 83,7 % des cas confirmés de la province
Le rapport du Centre des opérations d’urgence de santé publique publié le 6 août, restitué par Radio Okapi, chiffre la province à 3 460 cas confirmés et 1 464 décès, soit une létalité de 42,3 %, et à 87,1 % des cas et 81,3 % des décès du pays. Bunia y totalise 950 cas et 289 décès, Rwampara 692 cas, Mongbwalu 558 et Nizi 431. Avec Lita et Nyankunde, ces six zones portent 83,7 % des cas confirmés et 72,9 % des décès de la province.
Sur les vingt-quatre heures couvertes, l’Ituri a notifié 85 nouveaux cas, dont 25 à Bunia, 21 à Nizi et 18 à Rwampara, et 47 décès confirmés, dont 35 survenus dans la communauté et 12 dans les centres de traitement. Trente-cinq des 47 décès confirmés sont donc survenus hors des structures de prise en charge, dans une épidémie dont les enfants paient déjà une part lourde.
Mines, carrefours commerciaux et insécurité
Le ministère de la Santé rattache cette dispersion à la mobilité et au terrain : « Il y a notamment l’impact de la mobilité liée aux zones minières et aux grands carrefours commerciaux, mais aussi celui de l’insécurité et des déplacements de populations. Dans certaines zones, ces réalités compliquent le suivi des contacts et l’accès des équipes de riposte aux communautés. » Dans le territoire de Mambasa, en Ituri, une attaque attribuée aux ADF a fait au moins treize morts dans la nuit du 6 au 7 août, selon Radio Okapi. À Kasitu, près de Beni, une équipe d’enterrements sécurisés a été prise à partie. La riposte se conduit toujours sans vaccin homologué ni traitement spécifique contre la souche Bundibugyo, le ministère invitant la population à signaler tout cas suspect au numéro gratuit 151.
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