Ebola en RDC : 4 120 cas confirmés et 1 887 décès au 6 août, le suivi des contacts remonte à 83,7 %
Le rapport de situation de l'INSP arrêté au 6 août et publié le 7 porte la 17e épidémie de maladie à virus Ebola à 4 120 cas confirmés et 1 887 décès dans cinq provinces, soit une létalité de 45,8 %. L'épidémie touche 53 zones de santé sur 140 et le suivi des contacts remonte à 83,7 %.
Ebola en RDC : 4 120 cas confirmés et 1 887 décès au 6 août, le suivi des contacts remonte à 83,7 %
AFP
Le rapport de situation de l’Institut national de santé publique arrêté au 6 août et publié le 7 porte le cumul de la 17e épidémie de maladie à virus Ebola à 4 120 cas confirmés et 1 887 décès dans cinq provinces, soit une létalité globale de 45,8 %. Le nombre cumulé de guéris atteint 810 et celui des patients en isolement ou hospitalisés 721.
« L’épidémie s’étend désormais à 53 zones de santé sur 140, au cours des dernières 24 heures 67 nouveaux cas confirmés (15 nouveaux décès) de Maladie à Virus Ebola (MVE) ont été enregistrés dans les provinces de l’Ituri (42 cas), du Nord-Kivu (11 cas) et du Haut-Uélé (13 cas) et la Tshopo », écrit l’INSP, qui maintient l’Ituri en position d’« épicentre principal avec 86,5 % des cas cumulés ».
En deux jours, le bilan a progressé de 147 cas confirmés, 86 décès et 34 guérisons par rapport au rapport n°082 arrêté au 4 août, qui totalisait 3 973 cas et 1 801 décès. Cette progression du cumul dépasse la somme des notifications quotidiennes, un écart que le rapport impute au nettoyage et à l’harmonisation de sa base de données : « Les données demeurent réactualisées et susceptibles d’évoluer à la suite du nettoyage, de la reclassification et de l’harmonisation de la base DHIS2. »
La carte de l’épidémie s’est étendue à deux zones de santé supplémentaires depuis le 2 août, quand Lubero portait le total à 51. Gombari, dans le Haut-Uélé, et Bafwasende, dans la Tshopo, figurent désormais dans la liste, portant ces deux provinces à 6 zones touchées chacune, sur 13 et 23. L’Ituri en compte 28 sur 36, le Nord-Kivu 12 sur 34, inchangé depuis Lubero. Le Sud-Kivu reste à une seule zone, Miti-Murhesa, « totalisant 71 jours sans nouveau cas confirmé ».
Le suivi des contacts s’établit à 83,7 %, en hausse de 8,4 points sur deux jours. Il était tombé à 75,3 % au 4 août, après trois reculs consécutifs. Le COUSP fixe le seuil opérationnel de cet indicateur à 95 %. La surveillance, elle, est proche de sa propre cible : « 1 141 alertes ont été enregistrées, dont 1 070 vérifiées dans les 24 heures, soit un taux de vérification de 93,8 %, proche de la cible fixée à 95 % », indique le rapport. Aux frontières, « 108 736 voyageurs ont été contrôlés aux points d’entrée et de contrôle, avec un taux de dépistage de 95,6 % dans les provinces ayant rapporté leurs données ».
Le rapport détaille pour l’Ituri 27 périmètres et 43 sites décontaminés, 44 établissements de santé accompagnés en prévention et contrôle des infections et 112 prestataires formés. Le Nord-Kivu a accompagné 95 structures sanitaires. Sur le volet communautaire, « 4 578 personnes ont été sensibilisées en Ituri, 220 leaders d’associations féminines briefés au Nord-Kivu et 900 relais communautaires formés dans les zones de santé urbaines de la Tshopo ».
La riposte se conduit toujours sans vaccin homologué ni traitement spécifique contre la souche Bundibugyo. Elle se heurte désormais aux sites de déplacés de guerre : les Nations unies ont confirmé le 7 août la présence de cas dans ces camps de l’Est et réclament des ressources additionnelles ainsi qu’un accès sans contrainte pour les équipes médicales. Le président Félix Tshisekedi a réuni la veille l’OMS et Africa CDC sur le renforcement du dispositif. Sur le fleuve, les sept passagers testés du bateau immobilisé à Maluku sont revenus négatifs, quand l’épidémie a déjà tué 330 enfants dans le pays.