Diplomatie Kayikwamba relie l’exploit des Léopards à Atlanta au double rendez-vous du 1er juillet
Atlanta

Kayikwamba relie l’exploit des Léopards à Atlanta au double rendez-vous du 1er juillet

La ministre des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba Wagner a célébré la qualification des Léopards à Atlanta. Elle place le 1er juillet sous un double signe : un nouveau match contre l'Angleterre et le début de la présidence congolaise du Conseil de sécurité de l'ONU, trente ans après la dernière.

Kayikwamba relie l’exploit des Léopards à Atlanta au double rendez-vous du 1er juillet
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 28 JUIN 2026 - 23:49 WAT · 3 min de lecture

La ministre était dans les tribunes. À Atlanta, la RDC a battu l’Ouzbékistan 3-1 et s’est qualifiée pour la première fois en seizièmes de finale d’une Coupe du monde. Thérèse Kayikwamba Wagner, ministre des Affaires étrangères, a raconté la scène sur X. « L’un des beaux privilèges de ma fonction est de pouvoir raconter le Congo au-delà de ses défis, et célébrer ces victoires qui font rayonner notre pays. Hier à Atlanta, j’ai eu l’honneur de voir l’histoire s’écrire avec nos vaillants Léopards, dans une communion magnifique avec tant de Congolais et d’amis de la RDC. »

Le ton est diplomatique. La ministre, en déplacement aux États-Unis, lie l’exploit sportif au travail de représentation du pays. La sélection congolaise affrontera l’Angleterre le 1er juillet. BETO a détaillé ce que représente ce rendez-vous et le chemin qui y mène. Le film de la remontée d’Atlanta a, lui aussi, été raconté.

Le calendrier rapproche deux échéances. Thérèse Kayikwamba Wagner réunit le match et un rendez-vous diplomatique dans un même message. « Le rdv du 1er juillet sera doublement historique : nouvelle étape pour nos Léopards, & début de la présidence congolaise du Conseil de sécurité, 30 ans après. »

La RDC prend la présidence tournante du Conseil de sécurité. Cette présidence change chaque mois, par ordre alphabétique des pays membres. La République démocratique du Congo siège au Conseil comme membre non permanent. C’est à ce titre qu’elle hérite de la présidence pour un mois, à partir du 1er juillet 2026 selon la ministre.

La fonction est procédurale, mais elle compte. Le pays qui préside fixe l’ordre du jour des réunions, conduit les débats et représente le Conseil dans ses échanges avec la presse et les autres organes de l’ONU. Pour Kinshasa, l’occasion tombe alors que la situation sécuritaire dans l’Est reste au cœur de son agenda diplomatique. La présidence offre une tribune.

Trente ans séparent les deux présidences. La ministre situe la précédente présidence congolaise du Conseil au milieu des années 1990, sous l’ancienne dénomination du pays. Le rapprochement avec la date de l’indépendance, célébrée le 30 juin, donne au 1er juillet une charge symbolique : le lendemain de la fête nationale, le pays joue un match et prend la tête d’un organe de l’ONU.

Reste à confirmer les détails. La présidence du Conseil de sécurité étant mensuelle et tournante, la date exacte de prise de fonction et la durée du mandat dépendent du calendrier officiel de l’ONU. Pour l’heure, c’est la lecture de la ministre qui fait foi : un même jour, deux scènes, et le récit d’un Congo que sa diplomatie veut montrer au-delà de ses crises.

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B
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