RDC-Angleterre, 1er juillet : l’adversaire, le chemin et la première historique des Léopards
Pour son premier match à élimination directe dans une Coupe du monde, la RD Congo défie l'Angleterre de Tuchel, le 1er juillet. L'adversaire, ses failles, et le chemin des Léopards vers l'inédit.
Congo's Yoane Wissa (20) celebrates their first goal on a penalty kick during the World Cup Group K soccer match between DR Congo and Uzbekistan in Atlanta, Saturday, June 27, 2026. (AP Photo/Erik S. Lesser)
AFP
Le tirage n’a laissé aucune douceur. Pour son premier match à élimination directe dans une Coupe du monde, la RD Congo affrontera l’Angleterre, mercredi 1er juillet à 17 heures, en seizièmes de finale du Mondial 2026. Jamais, depuis le Zaïre de 1974, une sélection congolaise n’était allée aussi loin. Le premier tour franchi, les Léopards entrent dans une histoire qu’ils n’avaient encore jamais écrite.
En face se dresse l’un des cadors du tournoi. Premiers du groupe L avec sept points, les Anglais de Thomas Tuchel ont battu la Croatie (4-2), été tenus en échec par le Ghana (0-0), puis dominé le Panama (2-0), Jude Bellingham et Harry Kane à la conclusion. Le sélectionneur allemand, arrivé sur le banc anglais en janvier 2025, dispose d’un réservoir que peu de nations peuvent aligner : Bellingham et Bukayo Saka pour percer, Declan Rice pour tenir l’entrejeu, Kane pour punir. Sur le papier, le rapport de force ne souffre aucune discussion.
Le tournoi a pourtant montré que cette Angleterre n’était pas une machine sans accroc. Le nul concédé au Ghana, les critiques adressées aux choix de Tuchel, une animation offensive parfois grippée face aux blocs regroupés : autant de signaux qu’une équipe disciplinée peut exploiter. Or la discipline, les Léopards en ont fait leur marque. Contre l’Ouzbékistan, menés 0-1 avant de s’imposer 3-1, ils ont tenu grâce aux arrêts de Lionel Mpasi, au rendement d’Aaron Wan-Bissaka et au réalisme de Yoane Wissa, double buteur, et de Fiston Mayele.
C’est sur ce schéma que se jouera, sans doute, la rencontre du 1er juillet : défendre bas, fermer les espaces, survivre aux temps forts anglais, puis frapper en transition ou sur coup de pied arrêté. « C’est très difficile de marquer des buts parce que les équipes sont bien organisées », observait Desabre pendant la phase de groupes. Face à l’Angleterre, l’organisation devra être totale et la moindre occasion convertie. « La victoire sera nécessaire pour passer », rappelait encore le sélectionneur avant le tour décisif. La formule vaut désormais pour un tout autre adversaire.
Battre l’Angleterre enverrait la RD Congo en huitièmes de finale, un étage plus loin dans l’inédit. Même sans aller jusque-là, avoir atteint les seizièmes constitue déjà la meilleure performance congolaise de l’histoire en Coupe du monde, et place les Léopards parmi les trente-deux dernières nations d’un tournoi qui en comptait quarante-huit. Pour une sélection passée par les barrages pour décrocher son billet, le chemin parcouru en dit long.
Reste le plus dur. L’Angleterre part largement favorite, forte de son banc et de l’habitude de ces rendez-vous. Mais le football, ces dernières nuits, a rappelé à la RD Congo qu’aucun scénario ne lui était interdit. Rendez-vous le 1er juillet.
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