Makala et Selembao : un député demande des enquêtes indépendantes après les tueries
Un homme tué chez lui à Makala, deux morts à Selembao : le député Éric Tshikuma réclame des enquêtes indépendantes, l'audition des ministres et une mission parlementaire. Les autorités communales situent le problème dans deux quartiers sur dix-huit.
Des présumés bandits en état d'arrestation dans la province du Haut-Katanga. Photo droits tiers.
AFP
Un homme tué à son domicile du quartier Tampa, à Makala, vers deux heures du matin. Deux morts dans une attaque à main armée à Selembao. Le 27 juillet 2026, le député national Éric Tshikuma a demandé l’ouverture d’enquêtes indépendantes sur ces tueries, l’audition des ministres concernés devant la Commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale, et le déploiement d’une mission parlementaire chargée d’évaluer la situation sécuritaire à travers Kinshasa.
Ce qui est documenté
- Makala : un homme tué à son domicile, quartier Tampa, vers 2 heures du matin.
- Selembao : deux morts dans une attaque à main armée.
- 2 sur 18 : les quartiers de Makala où les autorités communales situent les problèmes.
- 27 juillet : la demande d’enquêtes indépendantes du député Éric Tshikuma.
Dans l’affaire de Makala, la victime a été attaquée chez elle par un groupe d’individus non identifiés, dans la nuit de mercredi à jeudi, et les assaillants ont pris la fuite après lui avoir infligé des blessures mortelles. Les autorités communales et la famille du défunt ont annoncé qu’elles se constitueraient partie civile.
Les mêmes autorités communales apportent une nuance qui mérite d’être rapportée : sur les dix-huit quartiers que compte Makala, deux seulement connaissent actuellement des problèmes de sécurité. Elles lient ces difficultés à ce meurtre et à « des cas de tracasseries attribués à certains éléments militaires et policiers ». Cette précision situe le problème dans une géographie étroite plutôt que dans un effondrement général, sans réduire la gravité des faits pour les habitants concernés.
La demande du député porte sur trois niveaux distincts. L’enquête judiciaire, d’abord, pour établir les responsabilités dans chaque affaire. Le contrôle parlementaire ensuite, par l’audition des ministres devant la commission compétente. L’évaluation de terrain enfin, par une mission qui parcourrait la capitale. Aucune suite publique n’a été donnée à ces trois propositions à ce jour.
Il manque à ce dossier le chiffre qui permettrait de trancher entre perception et réalité : aucun bilan consolidé des victimes d’actes criminels à Kinshasa sur le mois de juillet 2026 n’a été publié par la police. Sans cette série, le débat public oppose des faits divers à des déclarations rassurantes, et personne ne peut dire si la courbe monte ou descend.
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