Politique RDC : à six jours du 15 août, la C64 maintient la pression pour la convocation du dialogue national
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RDC : à six jours du 15 août, la C64 maintient la pression pour la convocation du dialogue national

RDC : à six jours du 15 août, la C64 maintient la pression pour la convocation du dialogue national
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 9 AOÛT 2026 - 14:14 WAT · 3 min de lecture

La Coalition Article 64 (C64) maintient la pression sur le président Félix Tshisekedi pour la convocation du dialogue national inclusif. À six jours de l’échéance fixée par cette plateforme de l’opposition, la coalition affirme que le délai du 15 août reste inchangé.

La C64 avait donné au pouvoir jusqu’au 15 août 2026 pour convoquer officiellement les assises nationales, après avoir suspendu une marche prévue à Kinshasa à la suite des appels de la CENCO et de l’ECC en faveur du dialogue.

La coalition, qui regroupe notamment l’ECiDé de Martin Fayulu, Ensemble de Moïse Katumbi, le LGD d’Augustin Matata et Envol de Delly Sesanga, estime que les annonces politiques doivent désormais être suivies d’actes concrets.

Le 8 août, la C64 a de nouveau dénoncé des attaques visant certains de ses membres et formations politiques. Elle a maintenu son échéance du 15 août et prévenu qu’en l’absence de réponses concrètes à ses revendications, elle pourrait reprogrammer sa marche.

Cette pression intervient alors que le débat sur la Constitution demeure le démon de la division dans le microcosme politique. La C64 s’oppose notamment à toute initiative susceptible, selon elle, de remettre en cause la limitation des mandats présidentiels. Elle avait déjà rejeté la décision de la Cour constitutionnelle déclarant conforme à la Constitution la loi portant organisation du référendum.

De son côté, le projet de dialogue national inclusif avait été annoncé à la suite des consultations menées par les responsables de la CENCO et de l’ECC auprès des acteurs politiques. Les discussions sont censées permettre d’aborder les principales crises auxquelles le pays est confronté, notamment la situation sécuritaire dans l’Est, la gouvernance et les difficultés socio-économiques.

L’échéance du 15 août apparaît donc comme un rendez-vous politique majeur. Si le dialogue est officiellement convoqué avant cette date, il restera à déterminer sa composition, son agenda et ses mécanismes de fonctionnement.

Dans le cas contraire, la C64 a déjà annoncé qu’elle pourrait reprendre ses actions citoyennes. Le risque d’une nouvelle confrontation politique intervient alors que le pays fait simultanément face à une situation sécuritaire et humanitaire particulièrement difficile dans l’Est.

Les prochains jours seront donc déterminants pour mesurer la capacité du pouvoir et de l’opposition à transformer les appels au dialogue en un processus politique concret.

Rédaction

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